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La politique d'Emmanuel Macron a “accentué“ les ”fractures”, selon Xavier Bertrand

Xavier Bertrand et le président de la République, Emmanuel Macron, lors de la venue de ce dernier dans l'Aisne (Hauts-de-France) pour visiter un EHPAD, le 7 novembre 2018. / © Ludovic MARIN / AFP
Xavier Bertrand et le président de la République, Emmanuel Macron, lors de la venue de ce dernier dans l'Aisne (Hauts-de-France) pour visiter un EHPAD, le 7 novembre 2018. / © Ludovic MARIN / AFP

Le président de la région des Hauts-de-France attend également de voir si le chef d'Etat va prendre en compte la colère des citoyens qu'il a rencontré lors de son itinérance mémorielle dans le Nord de la France.

Par France 3 Picardie (avec AFP)

Le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand estime que la politique d'Emmanuel Macron a "accentué" les "fractures" et se demande si la président a bien "entendu" "la colère de nombre de citoyens" lors de sa semaine passée dans l'est et le nord de la France.

"Emmanuel Macron n'est pas responsable des problèmes que l'on rencontre depuis 30 ans, il est là depuis 18 mois. En revanche, sa politique n'a pas réduit les fractures, elle les a au contraire accentuées", déclare-t-il dimanche dans une interview au quotidien régional La Voix du Nord. "Ce déplacement lui permettra-t-il de le comprendre ? L'avenir le dira."
 

"Politiquement, attendons pour voir"

Le président de la République a terminé vendredi soir son périple de commémorations de la guerre de 14-18, de Strasbourg à la Somme en passant par les Ardennes, tout en allant à la rencontre des Français qui n'ont cessé de l'interpeller sur leur pouvoir d'achat, la hausse des taxes sur le diesel ou le montant des retraites, devant les caméras en direct.

"Politiquement, attendons pour voir. Emmanuel Macron a été confronté à la colère de nombre de citoyens. Il a écouté. A-t-il entendu ? Va-t-il en tenir compte ?
Je ne sais pas
", poursuit sans se mouiller celui qui a quitté Les Républicains le 11 décembre 2017  .
Selon lui, "le Grand Est et les Hauts-de-France ont depuis bien longtemps le sentiment d'avoir beaucoup souffert, beaucoup donné lors du premier conflit mondial et d'avoir été des régions oubliées ne pouvant compter que sur elles-mêmes. Le déplacement du président a donc du sens de ce point de vue."

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