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Rétro 2017 : l'année vue par Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France

Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France. / © France 3 et MaxPPP
Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France. / © France 3 et MaxPPP

Retour sur l'année 2017 avec le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Par M. F. avec Corinne Péhau

En cette fin d'année, nous vous proposons de revenir sur 2017 avec plusieurs personnalités qui ont marqué la région. Quatrième épisode de cette série avec le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Rétro 2017 : l'année vue par Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France
Retour sur l'année 2017 avec le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. - France 3 Nord Pas-de-Calais

"Moi je ne veux plus faire semblant. D'une part parce que la ligne politique ne me convient plus. Je n'ai pas changé, mais je pense que la ligne de mon parti a changé."

Le canal Seine-Nord

"La seule chose que je dis, je prends des conditions qui ont été fixées. Mais je dis à l'État "Hé, ne vous barrez pas sur la pointe des pieds", parce que c'est ce qui est en train de se passer.

Il n'y a que le jour où il y aura le premier coup de pioche. Il faut que ce soit en 2019, où là on se dira "Ok, s'il y a le premier coup de pioche, personne viendra le reboucher". Mais pour ça, on a encore du boulot. On n'est pas au bout de nos peines. Mais la seule chose qui pourrait bloquer, c'est l'État qui joue pas franc-jeu, c'est tout.

L'ensemble des plateformes à 15 ans, ce sera 15 à 20 000 emplois. Et à 30 ans, ce sera le double. Déjà ça, 15 000 emplois dans la région, il n'y a jamais un projet qui amènera autant d'emplois dans les 50 ans qui viennent, pour ne pas dire dans le siècle qui vient."

Les migrants

"Ce que je dis au président de la République, au ministre de l'Intérieur, il faut faire respecter les lois de la République.

On ne peut pas avoir des drames encore sur Calais. On ne peut pas avoir encore des barrages sur l'autoroute pour freiner les camions pour monter à côté. Il faut que l'État se fasse entendre.

J'ai demandé au président de la République : "Venez à Calais pour voir". Pour comprendre que, même si quelques centaines ce n'est pas la même chose que 11 000, vous ne pouvez pas laisser les choses en l'état.

Les Anglais ne font pas assez pour lutter contre les trafics et les passeurs. La France fait. Bernard Cazeneuve, Premier ministre et ministre de l'intérieur avait fait. Manuel Valls aussi à l'époque. Mais là, il faut il faut être beaucoup plus ferme avec eux.

C'est des marchands d'humains, ces gens sont privés de la moindre humanité qui ne pensent qu'à se faire du pognon. C'est une horreur."

Les Hauts-de-France

"Les Hauts-de-France c'est comme la France. C'est une terre de contrastes. Il y a des gens qui vont bien, il y a des gens qui ne vont pas bien. Il y a des gens qui ont confiance en l'avenir, d'autres qui sont complètement désespérés. Il y a les villes, il y a la ruralité.

Et au final, c'est une terre qui doute. Elle n'a pas voulu se tourner vers le Front national, elle a failli. Et je pense que, bon c'est vrai je suis un homme de droite, mais je crois que la droite ne doit pas être dure avec les plus fragiles.

La droite doit avoir du cœur, mettre un peu de chair dans ce qu'elle fait. Et puis aussi, j'ai toujours eu l'esprit de rassemblement."

L'élection présidentielle

"Ils nous en ont collé une bonne, mais avec raison. Ils aiment la politique. Ils n'aiment plus les politiques parce qu'ils n'aiment plus la façon dont on fait de la politique.

Ils  nous disent : "on est dans cette situation là depuis des décennies, c'est vous les politiques qui êtes responsables". Ils ont raison."


Le Front national

"Il ne faut pas oublier qu'ils ont eu des députés dans le bassin minier. Et personne n'a vu que le score de Madame Le Pen à la présidentielle, même au deuxième tour, c'est un nombre de Français comme jamais on aurait pu imaginer.

Regardez 2002, Chirac Le Pen père, combien ça semble loin cette époque où on était capables de dire "Bon allez, on est opposants en politique, mais là on se ressoude, on se rassemble parce qu'il y a un vrai danger"."


Les Républicains

"Je vais être franc, je sais pas ce qui marchera demain. Mais je crois savoir ce qui ne marchera plus.

Les partis politiques à l'ancienne, très parisiens, très centralisés, où on se bat pour une place, une place au sein du parti, une place aux prochaines élections. Je ne crois plus du tout à ça.

Cette politique qui se sent obligée quand vous êtes dans l'opposition de dire "ah c'est mal". Tous les jours, tous les matins, on se dit "allez qu'est ce qu'on va critiquer aujourd'hui ?". La vie, ce n'est pas ça !"

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