À Saint-Riquier, une famille collectionne près de 1000 autographes : "mon père a même serré la main au prince Charles"

La famille Courtecuisse, originaire de Saint-Riquier dans la Somme, collectionne depuis 2006 les autographes de personnalités issues du monde du spectacle ou de la politique. Près de 1000 signatures au total qu'elle a décidé de léguer aux Archives nationales.
Joseph Courtecuisse avec le prince Charles lors du centenaire de la bataille d'Amiens en 2018
Joseph Courtecuisse avec le prince Charles lors du centenaire de la bataille d'Amiens en 2018 © Céline Courtecuisse

Johnny Hallyday, Guy Bedos, Emmanuel Béart, Julien Doré, Sylvie Vartan, Patrick Bruel... À Saint-Riquier dans la Somme, la famille Courtecuisse conserve un précieux trésor. "On a peut-être 1000 autographes... En réalité on n'a jamais vraiment compté", sourit Céline Courtecuisse.

Avec ses parents, Joseph et Sylvie, elle collectionne depuis 2006 les signatures d'artistes ou personnalités politiques. Une passion qui débute lors d'une rencontre à Abbeville avec l'accordéoniste Yvette Horner. "Je m'en souviens très bien, j'étais avec mes parents. Mon père était fasciné. Il a eu l'audace de l'interpeller et l'accueil a été très chaleureux."

Joseph Courtecuisse avec Yvette Horner à Abbeville
Joseph Courtecuisse avec Yvette Horner à Abbeville © Céline Courtecuisse

Depuis la famille a participé à de nombreux concerts, événements culturels et commémorations dans la région. L'occasion de pouvoir approcher de plus près les grands de ce monde. "Le plus impressionant c'était la famille royale d'Angleterre, mon père a même serré la main au prince Charles et au prince William. On a aussi rencontré la chancelière allemande Angela Merkel lors du centenaire de la bataille de Verdun", se souvient Céline, qui nous confie avoir réussi à récupérer le coussin sur lequel le fils de la reine d'Angleterre était assis.

"Derrière chaque autographe, il y a une histoire"

Pour être efficace et approcher les stars de plus près, la famille possède un secret, en plus d'être bien informée. "On récupère les affiches de concerts ou de spectacle en amont et on attire leur attention comme ça, explique-t-elle. Dès qu'ils les voient, ils sont contents et ils arrivent tout de suite. Après cela ne marche pas forcément à tous les coups. Je me souviens d'une projection du film Expendables avec Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger au Grand Rex à Paris. C'était vraiment la bagarre ! Et on a rien eu au final,  mais cela reste un très bon souvenir."

Céline Courtecuisse avec Gad Elmaleh et Sophie Marceau
Céline Courtecuisse avec Gad Elmaleh et Sophie Marceau © Céline Courtecuisse

Parfois certaines rencontres avec des personnalités deviennent même des moments privilégiées. "Derrière chaque autographe, il y a une histoire. Cela nous a par exemple permis de créer des liens avec Michel Drucker. Lorsqu'il a vu notre chienne qui est atteinte d'une myélopathie dégénérative, il a été très touché. Depuis on se donne des nouvelles."

La famille Courtecuisse avec Michel Drucker
La famille Courtecuisse avec Michel Drucker © Céline Courtecuisse

Un livre souvenirs en vente

Depuis quelques années, il n'est plus aussi facile pour Joseph, Sylvie et Céline d'approcher les personnalités. "Avec les attentats, il y a de plus en plus de mesures de sécurité et la crise sanitaire a vraiment mis un frein. Certaines personnalités refusent de signer à cause du coronavirus et puis les photos avec le masque ce n'est pas terrible", sourit Céline. 

Joseph et Sylvie Courtecuisse avec Emmanuelle Béart
Joseph et Sylvie Courtecuisse avec Emmanuelle Béart © Céline Courtecuisse

Durant le confinement, la famille a décidé de regrouper toutes les photos et autographes dans un livre intitulé Quand tout était encore possible, vendu à prix coûtant dans certaines librairies de la région. Un ouvrage chargé en anecdotes tout comme le blog que tient Céline depuis quelques années. "On s'est rendu-compte à quel point c'était passionnant et enrichissant", confie-t-elle. 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. La famille a décidé récemment de léguer son immense collection aux Archives nationales. "On va tout leur donner. On veut que cela reste dans le temps. Chez nous, cela pourrait se détériorer. Mais cela ne veut pas dire que l'on arrête définitivement. On reprendra un jour, c'est sûr !"

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
insolite société cinéma culture spectacle vivant politique