Affaire Kulik : Willy Bardon réveillé, fait appel du verdict

À l'annonce de son verdict, Willy Bardon a ingéré un produit pesticide et a dû être pris en charge au CHU d'Amiens-Picardie. / © Valentin Pasquier / Gontran Giraudeau / FTV
À l'annonce de son verdict, Willy Bardon a ingéré un produit pesticide et a dû être pris en charge au CHU d'Amiens-Picardie. / © Valentin Pasquier / Gontran Giraudeau / FTV

[Mise à jour] Hospitalisé depuis vendredi dernier et sa tentative de suicide après avoir été condamné dans l'affaire Elodie Kulik, Willy Bardon est sorti du coma ce lundi 9 décembre, a-t-on pu confirmer auprès du parquet. Son avocat, Me Stéphane Daquo, a fait appel du verdict.

Par M.L.

Trois jours après avoir ingéré un puissant pesticide, Willy Bardon est sorti du coma ce lundi 9 décembre, et "ne présente pas de séquelles visibles", a-t-on appris du procureur de la République Alexandre de Bosschère, confirmant une information du Courrier picard. L'homme de 45 ans, condamné à 30 ans de réclusion pour l'enlèvement, la séquestration suivis de mort et le viol d'Elodie Kulik, avait tenté de mettre fin à ses jours peu après l'énoncé du verdict par la cour d'assises de la Somme. Il avait avalé du Temik, un produit agricole "extrêmement réglementé", avant d'être transféré au CHU d'Amiens-Picardie.
 

Willy Bardon reste ce jour hospitalisé mais "son état n'inspire plus d'inquiétude", précise Alexandre de Bosschère, et il devrait pouvoir recevoir une visite. Dans la foulée de sa condamnation, ses avocats avaient annoncé leur intention d'aller en appel. Leur client, qui avait clamé son innocence tout au long du procès, "reste détenu", ajoute le procureur de la République d'Amiens.
 

"Nous avons fait appel" du verdict prononcé par la cour d'assises de la Somme, a indiqué lundi soir à l'AFP, Stéphane Daquo, l'un des avocats de Willy Bardon, confirmant une information du Courrier picard. L'avocat entend également demander avant le 24 décembre, le "dépaysement du dossier" hors de Picardie, où l'affaire a été très médiatisée depuis le meurtre de la jeune directrice d'agence bancaire. "L'émotion a pris le pas sur le reste et n'a pas permis un jugement serein".

Lundi soir, Willy Bardon était toujours à l'hôpital, sous surveillance policière.
 

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