Concours Startup Pulse à Amiens : que sont devenus les gagnants de l'année dernière ?

Sur la scène du concours Startup Pulse, à Amiens, le 26 janvier 2019. / © France 3
Sur la scène du concours Startup Pulse, à Amiens, le 26 janvier 2019. / © France 3

Du 25 au 27 janvier, l'association La Tech Amiénoise organise le concours Startup Pulse, auparavant intitulé "Statup Weekend Amiens".

Par Mickael Guiho

54 heures pour lancer une startup. C'est le concept du Startup Weekend, rebaptisé Startup Pulse cette année à Amiens. Du 25 au 27 janvier, de jeunes porteurs de projets sont invités au Quai de l'innovation pour pitcher leur concept, travailler dessus en équipe et enfin convaincre un jury de professionnels. L'occasion de se demander ce que sont devenus les gagnants de l'édition 2018.
 

Taxis HOJA : ça prend forme

Le 18 mars dernier, Ursula Ndombele, Valentin Fontaine, Magalie Bueyasadila et Geoffrey Da Encarnacao remportaient le Startup Weekend. Leur projet : HOJA, une sorte d’UBER spécialement sécurisé pour les grandes villes africaines notamment, permettant aux usagers de s’assurer de la fiabilité des taxis.
 
Présentation du concept Hoja

10 mois après sa victoire, Hoja est présent à Amiens ce weekend pour le Startup Pulse et souhaite "bonne chance" aux candidats sur Twitter. Mais la startup n’a pas encore elle-même totalement transformé l’essai. Son site internet promet aux "usagers" et "globe-trotters" de "pouvoir prendre un taxi dans les mégalopoles africaines en toute sérénité". Un texte suivi de la mention : "application à venir".

Au printemps dernier, une cagnotte en ligne avait été ouverte et rapidement fermée, faute de contributeurs (8 pour 171€ récoltés). Une déception, mais pas la fin de l'histoire.

Ursula Ndombele a bien créé une société HOJA, domiciliée à Amiens, avec 17.000€ de capital. Et si la structure ne compte pour l'instant aucun salarié, c'est tout simplement parce qu'HOJA est en train de prendre forme bien loin de la Picardie, là où elle veut révolutionner le quotidien des taxis et de leurs usagers : à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où les tests ont commencé dès l'été 2018.

"Nous avons signé un partenariat avec Orange RDC, embauché deux personnes et nous voulons recruter encore beaucoup de monde", explique Ursula Ndombele.

Aujourd'hui, l'application serait même prête et la startup plus que jamais soutenue par Amiens Métropole et la région Hauts-de-France.
 

Potago : attendez le printemps


2e du concours l’an dernier, Potago sera une plateforme de vente directe de produits frais locaux via des casiers réfrigérés connectés accessibles 24h/24.

Sur les réseaux sociaux, la dernière publication directement liée à la startup remonte au 29 août : une vidéo de présentation du concept, à l’occasion de l’entrée de Potago à l’incubateur d’Amiens. Si elle dispose elle aussi d’un site internet, Potago verse également dans le "coming soon", en page d’accueil.

Le calme avant l’heureuse tempête ?

Contactée, la fondatrice de Potago explique que son équipe (trois personnes) réinvestira bientôt les réseaux sociaux. Pour cause : la plateforme pourrait être lancée "au printemps" ! "Il fallait environ 10.000 euros pour réaliser le premier jet et nous les avons obtenu", explique Daniella Tchana, qui a remporté un autre concours depuis, Agreen Startup. "On cherche encore plus maintenant, donc on va faire d’autres concours cette année, mais la plateforme est prête à 80%. On a simplement repoussé le lancement car la saison automne-hiver n’était pas très appropriée."

La startup a intégré l’incubateur d’Amiens et se dit "bien épaulée par la chambre d’agriculture". De quoi probablement "couvrir le département de la Somme" dès le lancement de l’application. "On verra ensuite comment se comportent les utilisateurs, mais le modèle est facilement reproductible", confie l’entrepreneuse, prudente mais confiante.
 
Présentation du projet de startup "Potago"

 

Val’Horizon : vendu


A la plus petite marche du podium, Val’Horizon voulait mettre en relation des artisans pour stocker, vendre et retirer des déchets, matériaux trop souvent "oubliés" dans des décharges sauvages qui pullulent.

Aujourd'hui, aucune trace de la startup sur les internets : pas de site, pas de page sur les réseaux sociaux, vraisemblablement pas de société créée. Selon Daniella Tchana, les jeunes porteurs du projet "n’ont pas voulu continuer parce qu’une membre de l’équipe partait au Canada pour 6 mois."

L'idée sera peut-être tout de même concrétisée par quelqu'un d'autre puisque, comme nous l'indique Florian Dupuis, "Val'Horizon a vendu son concept". Rien ne se perd !

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