La disparition du pôle espoir aviron d'Amiens fait polémique

Les rameurs du pôle font partie des espoirs français de la discipline. / © France 3 Picardie
Les rameurs du pôle font partie des espoirs français de la discipline. / © France 3 Picardie

La nouvelle ligue d'aviron des Hauts-de-France a pris la décision de fermer le pôle espoir d'Amiens, au profit de celui d'Armentières, dans le Nord. Un collectif a été créé pour lutter contre cette fermeture, et une pétition a été lancée. 

 

Par RI avec Émilie Montcho

La décision est tombée comme un couperet pour les parents des rameurs du pôle Espoir d'Amiens. Cette structure d'entraînement, qui accueillent des jeunes sportifs de haut niveau pour les former et les accompagner dans leur parcours sportif et scolaire, va fermer. Une décision prise par la nouvelle ligue d'aviron des Hauts-de-France, née de la fusion des ligues d'aviron de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais.

Le pôle Espoir d'Amiens, qui s'occupe de treize rameurs âgés de 16 à 23 ans, est sacrifié au profit de celui d'Armentières, dans le Nord, qui accueille 7 jeunes. La ligue assure qu'elle fait face à un dilemme financier et ne peut pas conserver les deux pôles. 

Collectif et pétition

Pour les parents et les rameurs, la décision est brutale, et incompréhensible. Ils ont créé un collectif pour sauver le pôle et lancé une pétition qui a pour le moment récolté quelque 550 signatures. "Cette fermeture n'est pas logique, dans le sens où nos enfants sont plus nombreux qu'à Armentières par exemple.", explique Ghislaine Perrin, à l'origine du collectif.

"Et surtout, nos enfants sont dans des parcours d'études aujourd'hui à Amiens. Si leur structure ferme, ils ne pourront plus pratiquer l'aviron à haut niveau." D'après eux, les raisons financières invoquées cachent en fait "un règlement de compte et de vieilles querelles intestines entre les membres" des deux anciennes ligues.
 

"Je ne peux pas monter sur Armentières"


L'inquiétude grandit aussi chez Léane Maupin, 17 ans, qui fait partie des espoirs français de la discipline. cinquième de ses premiers championnats d'Europe junior, elle craint aujourd'hui de perdre son entraîneur dont le salaire est financé par la ligue via le pôle Espoir. "Mon coach ne sera plus là. L'année prochaine, j'ai plus de coach.", lâche-t-elle. "Et je ne peux pas monter sur Armentières : entre les cours et les entraînements, c'est impossible."

Centre d'entraînement universitaire


Le président de la ligue, Jacques Decriem, promet néanmoins que la nouvelle organisation ne bouleversera pas trop les sportifs. "Je tiens à rassurer les parents. On a tout fait pour que rien ne change, seulement le nom. Ça ne s'appellera plus un pôle, ça s'appellera un centre régional d'entraînement universitaire qui travaillera en convention avec la ligue. la ligue n'est à aucun intérêt à ne pas mettre le matériel qui était à Amiens à disposition : il y est, il y restera."

Concernant le poste d'entraîneur, la ligue assure également avoir trouvé un accord avec la direction régionale de la jeunesse et du sport pour financer un emploi aidé, dont la mission serait d'entraîner les rameurs amiénois. 
 


 

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