Goodyear : avec ses 800 plaignants, le procès délocalisé au parc des expositions d'Amiens

Sept ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-nord (dont Mickaël Wamen en blanc) avaient été condamnés en janvier 2018 à des peines de prison avec sursis pour avoir séquestré les anciens dirigeants de l'usine.
Sept ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-nord (dont Mickaël Wamen en blanc) avaient été condamnés en janvier 2018 à des peines de prison avec sursis pour avoir séquestré les anciens dirigeants de l'usine.

Prévu le 4 octobre 2018, le procès aux prud'hommes des salariés de l'usine Goodyear sera délocalisé au parc des expositions de la ville. Le parquet a indiqué, mercredi 12 septembre, que le très grand nombre de plaignants - plus de 800 - ne permettait pas la tenue du procès au tribunal d'Amiens.

Par V.P. avec AFP

Le procès aux prud'hommes des "Goodyear", qui doit se tenir à Amiens le 4 octobre 2018, se tiendra finalement au parc des expositions de la ville. La cour d'appel d'Amiens déclare, dans un communiqué diffusé le 12 septembre, que la décision a été motivée par le "nombre de demandeurs à l'instance" qui avoisine les 800 personnes.

En effet, "près de 800 salariés ont formé une action devant le conseil des prud'hommes d'Amiens pour demander une indemnisation au motif que leur licenciement est dépourvu de cause économique réelle et sérieuse", toujours selon la cour d'appel.
 

1 143 supprimés lors de la fermeture du site en 2014

Goodyear Amiens-Nord avait fermé son usine de Saint-Ladre en janvier 2014, entraînant la disparition de 1 143 emplois. Sept de ces anciens salariés ont été définitivement condamnés en janvier par la cour de cassation à des peines de prison avec sursis pour avoir séquestré en janvier 2014 deux ex-dirigeants de l'usine, après l'annonce de la fermeture.

"On est prêt pour aller au dernier combat contre Goodyear", a déclaré le 12 septembre à l'AFP Mickaël Wamen, ex-leader de la CGT de l'usine et figure de la contestation, qui fait partie des sept salariés condamnés.

Concernant l'audience du 4 octobre, M. Wamen "attend que la justice dise clairement que notre site industriel a été fermé pour accroître la rentabilité des actionnaires et qu'il n'y avait aucune justification économique". Selon lui, l'audience du 4 octobre devrait durer au moins dix heures avec un rendu du jugement au premier trimestre 2019.
 

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