JO Paris 2024 : l'équipe japonaise de natation viendra s'entraîner à Amiens avec "accès exclusif" à la piscine du Coliseum

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Écrit par Hugo Lauzy

La piscine du Coliseum d’Amiens a été sélectionnée et annoncée, mercredi 9 mars, par Alain Gest, président de la métropole, comme pied à terre de la délégation japonaise de natation pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Les Jeux de Paris 2024 se rapprochent à grands pas. La ville d’Amiens et la piscine du Coliseum ont même déjà été choisies comme lieu d’entraînement par l’équipe japonaise de natation pour y séjourner quelques semaines, avant de se rendre vers la capitale et le village olympique pour le début du plus grand événement de sport à l’international (26 juillet – 11 août 2024).

Une nouvelle annoncée officiellement par le président d’Amiens Métropole, Alain Gest, mercredi après-midi, sur les réseaux sociaux et qui vient valoriser l’attractivité du territoire pour la ville et la métropole amiénoise.

La collectivité d’Amiens Métropole avait mis en œuvre le dispositif "Amiens se prend aux Jeux" et été labélisée "Terre de Jeux 2024" dès décembre 2019. Une stratégie payante qui vient aussi conclure des négociations entamées au mois de février entre la métropole amiénoise et la délégation japonaise de natation. Un choix effectué en deux temps avec la venue d’un émissaire puis de l’entraîneur national japonais et la directrice technique nationale pour valider la destination choisie.

Un choix "logique" axé sur des critères sportifs, pratiques et environnementaux

L’équipe de natation olympique japonaise devrait donc rester près de trois semaines dans la capitale picarde dans un premier temps, avant l’équipe paralympique quelques semaines plus tard. Près de trente athlètes et quinze entraîneurs sont attendus pour la délégation olympique avec un accès exclusif à la piscine du Coliseum et son bassin olympique de 50m en intérieur pour les entraînements : une condition " sine qua non" à leur venue. 

La qualité des installations est souvent la demande et la recherche prioritaires des nations afin d’accueillir leurs athlètes. Pour Guillaume Duflot, vice-président et adjoint aux sports d’Amiens Métropole : " Il y a bien évidemment un aspect sportif, mais derrière on leur demande aussi d’avoir un aspect d’échanges culturels en s’entraînant avec les jeunes des clubs alentours, faire des séances ouvertes au public ou en organisant des séances de dédicaces pour faire vivre l’esprit des Jeux. Des questions de partenariats futurs sont également en cours sur d’autres sports comme le tennis de table. C’est donc tout un éventail de possibilités qui s’ouvre avec leur arrivée."

Sans compter le choix d’Amiens pour l’aspect pratique et l’ensemble des déplacements de la délégation japonaise vers Paris – située à une heure de train - ou dans la ville avec les trajets entre l’hôtel et le bassin olympique. " Des négociations sont là en cours avec l’hôtel Mercure d’Amiens pour y loger en pension complète et des questions de facilités de déplacement à pied vers le Coliseum. Mais on a réussi à répondre à leurs attentes en termes de cadre de vie, d’environnement pour le repos des athlètes et aussi d’équipements médicaux à proximité en cas de blessures", précise Guillaume Duflot.

"Ils pourront faire du tourisme dans d’autres communes de la Somme comme à Cagny ou à Seux. La découverte d’un patrimoine fait aussi partie des éléments qu’on a mis en avant pour être choisi. On aura une nation également sur Aquapôle, une autre sur le dojo… L’engouement pour ces Jeux commence donc à monter en puissance", continue-t-il. La délégation japonaise de natation pourrait même effectuer un premier déplacement à Amiens cet été, dans le cadre d'un stage de préparation des Championnats du monde en petit bassin de Kazan (17-22 décembre 2022).

620 zones considérées comme "centres de préparation aux Jeux"

À un peu plus de deux ans de cet événement, les nations se renseignent progressivement et se rapprochent des différentes infrastructures mises à disposition en fonction des disciplines. La majorité des choix de résidence pour les nations devraient même se faire avant la fin de l’année, à l’exception des sports collectifs dont les qualifications sont plus tardives.

620 zones sont actuellement retenues comme "centres de préparation aux Jeux" et la région des Hauts-de-France compte un fort contingent en raison de sa proximité avec la région parisienne. Parmi les 83 sites sélectionnés, 7 sont dans l’Aisne, 21 dans le Nord, 25 dans l’Oise, 28 dans le Pas-de-Calais et 2 dans la Somme :

Sur le territoire de la collectivité Amiens Métropole, neuf "sites" sont déclarés comme CPJ (Centre de préparation aux Jeux) et peuvent accueillir autant de nations que de disciplines différentes. Du handball et du volleyball au Coliseum, de la natation au Coliseum et à l’Aquapôle, du tennis de table à la salle Alberic-Labaume, en passant par de l’athlétisme au stade Urbain-Wallet, du hockey sur gazon au complexe sportif Beaumarchais, du judo au dojo national des Hauts-de-France, du rugby à 7 au stade Charassain et du football au stade de la Licorne...

Vendredi, l'équipe olympique japonaise de tennis de table a elle aussi validé la ville d'Amiens comme son futur camp de base à la salle Alberic-Labaume pour les JO 2024. La capitale picarde s'apprête donc à vivre plusieurs semaines à l'heure et aux couleurs japonaises. D’autres contacts avec certaines nations ont également eu lieu pour le reste des infrastructures disponibles, mais sans autre confirmation à l’heure actuelle.