Un logement plutôt qu'un hébergement, le débat est lancé à Amiens

© image d'illustration MAXPPP
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Les 27 et 28 septembre se tiennent à Amiens, les Assises nationales du "logement d'abord". Ce dispositif vise à offrir aux personnes sans domicile un logement plutôt qu'une place en hébergement d'urgence.

Par Camille Di Crescenzo

Selon la définition de l'INSEE, une personne est qualifiée de "sans-domicile" un jour donné si la nuit précédente elle a eu recours à un service d'hébergement ou si elle a dormi dans un lieu non prévu pour l'habitation (rue, abri de fortune).
 

Un logement et un accompagnement 


Plutôt que de trouver un toit pour la nuit aux sans-abri, il vaudrait mieux trouver des places d'intermédiation locative, c'est-à-dire de véritables logements où les SDF paieraient un loyer mais où ils seraient accompagnés vers le travail notamment.
En 2017, le gouvernement a présenté un plan quinquennal du logement en s'inspirant de cette idée qui est revendiquée par de nombreuses associations.

Amiens fait partie des 24 territoires pilotes qui ont été choisis pour une mise en oeuvre accélérée de ce plan. Cette nouvelle stratégie a pour ambition de diminuer de manière significative le nombre de personnes sans domicile d’ici 2022. Aujourd'hui, les Assises nationales du Logement d'Abord organisées par la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) se tiennent à Amiens. Elles réunissent 600 participants. Leur objectif est de faire le point de la mise en oeuvre du dispositif "Un logement d'abord" et de présenter les bonnes initiatives pour pousser tous les acteurs à aller plus vite et plus fort dans cette direction. 

Louis Gallois, président de la FAS reconnaît les efforts du gouvernement en matière d'hébergement d'urgence mais il déplore que "la politique d'hébergement privilégie la mise à l'abri, dans des conditions souvent très rudimentaires, au détriment de la qualité de l'accueil". 

En Picardie, les derniers chiffres sur ce qu'on appelle le "sans-abrisme" remonte à une dizaine d'années. On comptait alors 4 000 sans-abri dans la région et 120 000 personnes mal logées.

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