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Rentrée solennelle au conseil de prud'hommes d'Amiens

Au palais de justice d'Amiens, le conseil de prud'hommes fait part de ses inquiétudes lors de l'audience solennelle de rentrée. / © France 3 Picardie
Au palais de justice d'Amiens, le conseil de prud'hommes fait part de ses inquiétudes lors de l'audience solennelle de rentrée. / © France 3 Picardie

Ce lundi, le conseil de prud'hommes d'Amiens s'est retrouvé pour l'audience solennelle de rentrée. L'occasion de faire le point sur l'année écoulée mais aussi de souligner les inquiétudes des conseillers dans un contexte de réforme de la justice.

Par C. Di Crescenzo

Lors de cette audience solennelle de rentrée, le conseil de prud'hommes d'Amiens fait part de ses inquiétudes. Un amendement de la réforme de la justice pourrait faire fusionner le servide de greffe dédié à la juridiction prud'homale avec celui du tribunal d'instance. Pour les prud'hommes, cette fusion pourrait être lourde de conséquences. "Un retard certainement de la gestion des dossiers et un traitement des jugements qui sera difficile à apporter vraiment au final" s'inquiète Philippe Harchin, conseiller prud'homal (U2P). "Le conseiller prud'homal a besoin d'un support juridique fort et le greffier en partie détient ces éléments qui nous permettent d'avancer dans la gestion de nos dossiers". 
 

Autre source d'inquiétude : le nombre d'affaires étudiées 


Alors que la tendance nationale est plutôt à la baisse, les litiges traités à Amiens ont légèrement augmentés, notamment avec le procès Goodyear.
Les conseillers déplorent une complexification des procédures et un possible découragement des justiciables"Ils ne vont pas en fait engager toutes ces démarches, pour qu’au final avec la barémisation, avoir peu de dommages et intérêts au cas où ils gagneraient" déplore Isabelle Danjou, 
conseillère prud'homale (CGT).
 

Le conseil de prud'hommes n'a pas dit son dernier mot


En décembre dernier, il a pris une décision inédite dans la région : celle de ne pas respecter le barème et d'accorder une indemnisation supérieure à un salarié licencié. 
Pour les prud'hommes, c'est une façon de revendiquer leur expertise en matière de droit du travail, comme l'explique Didier Rémy, conseiller prud'homal (FO) : "On essaye de mettre des barèmes en place, ça ne correspond pas à l’esprit de cette juridiction qui est là pour réparer les ruptures qui ne sont pas légales ou qui sont hors-la-loi et le fait de vouloir imposer les barèmes ne correspond pas à la vérité".

Malgré un manque de moyens et une complication des procédures, le conseil de prud'hommes d'Amiens a traité près de 600 affaires en 2018.
 

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