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Brexit : les pêcheurs du Tréport et du Crotoy inquiets face à l'absence d'accord

Un Brexit sans accord serait une catastrophe pour les pêcheurs des Hauts-de-France. / © France 3 Picardie
Un Brexit sans accord serait une catastrophe pour les pêcheurs des Hauts-de-France. / © France 3 Picardie

L'échéance approche et les marins du Tréport et du Crotoy sont de plus en plus inquiets de voir le Royaume Uni ne pas parvenir à un accord quant à sa sortie de l'Union Européenne.

Par Jennifer Alberts


"Le tableau est noir", avoue Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport. LE 29 mars prochain, à minuit, le Royaume Uni ne fera plus partie de l'Union Européenne.

Les autorités britanniques négocient actuellement les conditions de la sortie de leur pays de l'UE. Mais l'échéance approche et aucun accord ne semble aboutir. 

Déjà inquiets à l'idée que le Royaume Uni quitte l'Europe, les pêcheurs professionnels du Tréport et du Crotoy le sont de plus en plus à mesure que la situation se crispe outre-Manche. Si le Brexit n'est pas une bonne nouvelle pour eux, l'absence d'accord est pire : si la majorité des 45 bâteaux de pêche amarrés au Tréport font de la pêche côtière, 5 vont régulièrement jeter leurs filets dans les eaux britanniques. Ils en ramènent du bar, de la morue, du merlan, du maquereau ou encore du hareng. 

"On va avoir besoin de savoir ce qu'on aura encore le droit de faire, explique Olivier Becquet. Si on ne peut plus aller dans les eaux britanniques, ça va être problématique. La zone de pêche va se réduire et comme les Français ne sont pas les seuls à pêchyer chez les Anglais, tout le monde va se retrouver au même endroit. Et la zone va être rapidement surexploitée."

Et aller dans des zones plus lointaines coûterait trop cher. "Honnêtement, un Brexit sans accord qui s'ajoute aux éoliennes off shore, c'est la mort de la profession", déplore Antoine Becquet.

Seule porte de sortie de crise possible :  la nécessité pour les Britanniques d'écouler leurs produits de la mer sur le marché européen. "Il y a des tas de produits que les Britanniques pêchent et ne consomment pas. Or le tarif de base du droit de douane pour accéder au marché européen, c'est 24%. L'idée serait de dire à vous l'accès à nos marchés, à nous l'accès à vos eaux", résumait Richard Brouzes, directeur général de l'organisation des producteurs de Normandie en 2016.
 

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