Coronavirus : à Friville-Escarbotin, des pompes funèbres fleurissent les cimetières à la place des familles confinées

Depuis le 2 avril, les pompes funèbres du Vimeu, situées à Friville-Escarbotin dans la Somme, proposent de récupérer fleurs et jardinières chez les particuliers pour les déposer gratuitement sur les tombes de leurs proches.
 
En une journée, déjà cinq familles ont demandé à Alain Quennehen de fleurir la tombe d'un proche.
En une journée, déjà cinq familles ont demandé à Alain Quennehen de fleurir la tombe d'un proche. © A. Quennehen
L’entreprise des pompes funèbres du Vimeu a publié un message sur sa page Facebook le 1er avril, se proposant de récupérer des plantes chez les familles endeuillées pour les déposer sur les tombes de leurs proches. À peine 24 heures après cette publication, Alain et sa femme, gérants de l’entreprise, ont débuté leur tournée avec déjà 5 tombes à fleurir.
 
Tout est parti d’un constat : "J’ai remarqué sur les réseaux sociaux que beaucoup de gens profitaient du confinement pour jardiner. D’un autre côté, je recevais beaucoup d’appels de familles inquiètes parce qu’elles ne pouvaient plus aller au cimetière pour fleurir ou entretenir les tombes de leurs proches", raconte Alain Quennehen.  

Avec sa femme Cindy Richard, il décide alors de faire d’une pierre deux coups : "On s’est dit que comme les gens avaient du temps, ils pouvaient faire des compositions avec des plantes ou des jolies jardinières. Nous, professionnels, on se propose ensuite de les récupérer et de les amener au cimetière sans aucune contrepartie". Les pompes funèbres du Vimeu se déplacent jusqu’à dix kilomètres autour de Friville-Escarbotin.
 
Une fois la plante récupérée, le couple se rend au cimetière pour la déposer sur la tombe et envoie une photo à la famille pour lui montrer le résultat. "On en profite pour faire un petit nettoyage de la tombe aussi" ajoute Alain Quennehen.  

Si sa publication sur les réseaux sociaux rencontre déjà un franc succès auprès des internautes, Alain espère surtout mobiliser ses confrères de la filière funéraire. "On fait un métier très humain, au service de nos familles, explique-t-il. On a toujours un peu de temps donc pourquoi ne pas le consacrer à ça ? Ça ne coute rien".
 
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