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Avant de miser sur Ascoval, Altifort avait repris l'usine Pentair de Ham

Bart Gruyaert est le co-fondateur d'Altifort, un groupe spécialisé dans le rachat d'entreprises en difficulté. / © ERIC PIERMONT / AFP
Bart Gruyaert est le co-fondateur d'Altifort, un groupe spécialisé dans le rachat d'entreprises en difficulté. / © ERIC PIERMONT / AFP

Altifort s’intéresse de près à l’aciérie nordiste Ascoval, en redressement judiciaire. Ce n’est pas la première fois que ce potentiel repreneur s’intéresse à une entreprise en difficulté dans la région. En 2016, le groupe avait repris l’usine Pentair, située à Ham.

Par MCP

Rien ne va plus à Saint-Saulve. Cette petite commune située dans le département du Nord fait la une de l’actualité depuis plusieurs semaines. C’est sur son territoire qu’est installée l’aciérie Ascoval, actuellement en redressement judiciaire. Sans repreneur, le site, qui emploie 281 personnes, risque de fermer.

Un candidat à la reprise s’est toutefois fait connaître : Altifort. Créé en 2014, le groupe est spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficulté. Dirigé par deux hommes, Stanislas Vigier et Bart Gruyaert, le groupe emploie 1500 personnes et mise sur 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.
 

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le groupe s’intéresse à une usine située dans les Hauts-de-France. En 2016, Altifort a repris l’entreprise Pentair, située à Ham, dans la Somme. À l’époque, France 3 Picardie avait suivi le parcours de cette usine, de l’annonce de sa fermeture en 2015 jusqu’à sa reprise inespérée l’année suivante. Syndicats, salariés et élus s’étaient largement mobilisés pour assurer un avenir à l’entreprise spécialisée dans la robinetterie industrielle. Les deux grands formats réalisés par nos équipes expliquent comment le groupe Altifort est parvenu à se positionner pour reprendre Pentair mais aussi comment les employés ont vécu cette longue période de doute, de colère et d’angoisse.
 

Pentair : retour sur l'histoire d'une reprise inespérée (Partie 1) 

 
Avant Ascoval, le groupe Altifort avait déjà jeté son dévolu sur Pentair, une entreprise située à Ham
Un grand format signé Mickaël Guiho, Julien Guéry, Maxime Milluy, Thibaut Ledez et Mathieu Maillet. Avec Bart Gruyaert, co-fondateur d'Altifort repreneur du site ; Gérard Gressier, délégué du personnel (FO) au Comité France du groupe Pentair ; Bertrand Vermander, représentant des cadres et ingénieurs et adjoint (DVD) au maire de Ham ; Nicolas Delhaye, membre (FO) du CHSCT ; Xavier Bertrand, président (LR) de la région Hauts-de-France ; Stéphane Demilly, député-maire (UDI) d'Albert ; Kévin Belmain, président de l'association « Ensemble et solidaires SAPAG ; Jocelyne, habitante de Ham depuis 65 ans.


Pentair : retour sur l'histoire d'une reprise inespérée (Partie 2) 

 
Pentair : retour sur l'histoire d'une reprise inespérée (Partie 2) 
Un reportage réalisé par Mickaël Guiho, Julien Guéry, Maxime Milluy, Thibaut Ledez et Mathieu Maillet. Avec Bertrand Vermander, représentant des cadres et ingénieurs et adjoint (DVD) au maire de Ham ; Stéphane Demilly, député-maire (UDI) d'Albert ; Xavier Bertrand, président (LR) de la région Hauts-de-France ; Bart Gruyaert, co-fondateur d'Altifort et repreneur du site ; Morgan, magasinier cariste ; Kévin Belmain, président de l'association « Ensemble et solidaires SAPAG" .

Depuis la reprise, environ 4 millions d’euros ont été investis, dont 300 000 euros d’aides régionales, dans le renouvellement des machines et la rénovation du site. Pentair, renommé Picardie Valves Industries, emploie désormais une centaine de personnes.
 

Aujourd’hui, les chasseurs d’entreprises en difficulté se tournent donc vers Ascoval, l’aciérie nordiste. L’État a mandaté un cabinet spécialisé pour étudier cette offre de reprise, afin de s’assurer de sa viabilité.
 

 

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