Pour lutter contre les rodéos urbains, la préfecture de la Somme interdit les rassemblements de course et de tuning

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La préfecture de la Somme resserre les boulons. Dans un arrêté préfectoral datant du 29 octobre, elle annonce vouloir lutter davantage contre les rodéos sauvages et prévoit une hausse des contrôles jusqu’à la fin de l’année.

Pour lutter contre les rodéos sauvages qui se sont accrus dans le département, la préfecture de la Somme a interdit dans un arrêté préfectoral les rassemblements de course et de tuning sur certaines communes.

Ainsi, à partir du 29 octobre 2020, et jusqu’au 31 décembre 2021, "les rassemblements de personnes et de véhicules terrestres à moteur dont l’objectif est de réaliser des démonstrations de tuning et de course" sont interdits du vendredi au dimanche inclus, "sur le territoire des communes d’Amiens, Salouel, Boves, Camon, Dury, Glisy et Longueau", a annoncé la préfecture de la Somme.

La préfecture justifie cette décision par les "risques importants pour la sécurité des riverains et des conducteurs" générés par les rodéos urbains et la nécessité de "prévenir ces rassemblements, source de danger".

Renforcement des contrôles

Ainsi, les contrôles ont été renforcés et le seront jusqu’à la fin de l’année afin d’empêcher l’organisation de ces rassemblements ou de contrôler les contrevenants. La préfecture rappelle également les peines allant jusqu’à 5 ans de prison pour les auteurs de rodéos motorisés. Les organisateurs peuvent écoper jusqu’à 2 ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Depuis 2019, les services de police de la Somme ont procédé à 200 contrôles de rassemblements motorisés sauvages donnant lieu à près de 50 verbalisations, 5 interpellations et 3 saisies de véhicules.

Pour rappel, le 17 juillet 2021, une jeune femme de 20 ans mourrait après avoir été percutée par un motard lors d’un rodéo sauvage. Cette mort avait provoqué l’émoi des habitants de la commune et la préfète de la Somme avait annoncé de nouvelles mesures en conséquence. Quinze jours après le décès de la jeune femme, un premier arrêté interdisait les rassemblement le week-end jusqu'au 29 août, dans cinq communes de l’agglomération amiénoise.