Une tournée d'adieu pour Patrick, le premier TGV de l'histoire qui avait fini sa carrière entre Paris et Lille

Les rames ont pour l'occasion été repeintes à leurs couleurs d'origine. / © BERTRAND GUAY / AFP
Les rames ont pour l'occasion été repeintes à leurs couleurs d'origine. / © BERTRAND GUAY / AFP

Entre Paris et Lille, ce "train mythique" a cumulé 13,4 millions de kilomètres.

Par AFP

Patrick, le premier TGV retiré de la circulation en décembre après près de quarante ans de service, notamment entre Paris et Lille, va achever sa tournée d'adieu avec une présentation au grand public à Paris et à Lyon les deux week-ends prochains, sur réservation.

 

"Ce train est mythique"


Sortie des ateliers d'Alstom à Belfort en juin 1978, la rame TGV 01 a servi pour les essais du TGV avant sa mise en service entre Paris et Lyon en 1981. A 260 km/h à l'époque, puis à 270 km/h un plus tard. Modernisée – pour passer à 300 km/h – et repeinte plusieurs fois, elle a fini sa carrière sur un Paris-Lille le 14 décembre avec 13.478.014 km au compteur. Et avec elles les dernières rames d'origine.

"Ce train est mythique. Il a fait rêver des générations et des générations d'enfants, et aussi de parents. (...) C'est un savoir-faire, c'est une fierté française", a expliqué à l'AFP Antoine Leroy, un conducteur SNCF qui avec quelques collègues a pris l'initiative de monter une tournée d'adieu. 
 

"On s'est dit qu'on ne pouvait pas laisser partir ces rames dans l'anonymat après quarante ans d'histoire. C'est aussi notre ADN", a-t-il ajouté mardi lors d'une présentation au technicentre du Landy, près de Paris. 

Pour sa tournée d'adieu, la rame 01 a été repeinte avec ses motrices orange vif comme dans les années 1980, les voitures arborant les livrées suivantes, à dominantes bleue et grise. À l'intérieur, une exposition raconte l'épopée du TGV à la française, de la conception à la prochaine génération.
 
À l'intérieur, les rames ont été transformées en exposition. / © BERTRAND GUAY / AFP
À l'intérieur, les rames ont été transformées en exposition. / © BERTRAND GUAY / AFP

"Le TGV 01 s'appelle Patrick parce que c'était le prénom du fils du premier conducteur", a relevé Antoine Leroy. La rame 02, qui a aussi servi aux essais du TGV, s'appelle de même Sophie.
 

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