Cet article date de plus de 5 ans

Un an après sa mort, Villejuif salue la mémoire d'Aurélie Châtelain

Quelque 300 personnes ont participé dimanche à Villejuif (Val-de-Marne) à une marche silencieuse en hommage à Aurélie Châtelain, professeur de fitness de 32 ans, tuée il y a près d'un an lors d'un attentat avorté contre une église catholique de la commune.
Une plaque commémorative a été dévoilée à la mémoire d'Aurélie Châtelain, dimanche à Villejuif, où la Caudrésienne a été tuée le 19 avril 2015.
Une plaque commémorative a été dévoilée à la mémoire d'Aurélie Châtelain, dimanche à Villejuif, où la Caudrésienne a été tuée le 19 avril 2015. © JOEL SAGET / AFP
Comme lors de la première marche blanche, organisée une semaine après le drame, le cortège est parti de l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte, la plus grande de la ville et l'une des cibles potentielles de l'attaque.

Avant le départ, une cérémonie de recueillement, présidée par l'évêque de Créteil, Mgr Michel Santier, y a été organisée en présence des représentants des communautés juive, musulmane et copte de la ville. Les participants ont ensuite pris la direction du lieu où la jeune mère de famille a été tuée, près de l'institut de cancérologie Gustave-Roussy, et une stèle a été dévoilée (voir photo).

villejuif aurélie châtelain


Une délégation caudrésienne avec la famille

Parmi eux, les parents d'Aurélie, dont la mère serrait contre elle un portrait, et le maire de Caudry, ville du Nord où habitait la victime, ainsi que plusieurs conseillers municipaux, défilant derrière une banderole : "Hier tu dansais parmi nous... Aujourd'hui tu danses parmi les anges". 

Roses blanches à la main, Odette, une habitante de Villejuif, est venue rendre hommage à celle qui, désormais, "fait partie de la famille". "C'est une innocente qui est partie, nous l'avons adoptée dans nos coeurs", a-t-elle ajouté.

Le 19 avril 2015 au matin, Aurélie Châtelain avait été retrouvée morte, tuée par balle, sur le siège passager de son véhicule. Peu après, un étudiant franco-algérien connu des services de renseignements comme islamiste radical, Sid Ahmed Ghlam, 24 ans, était arrêté à Paris après avoir lui-même
appelé les secours : il venait de se blesser avec une arme à feu.

Rapidement, de nombreux indices le confondent dans ce meurtre et dans l'attentat avorté : son arsenal découvert dans sa chambre d'étudiant et sa voiture, son ADN retrouvé dans le véhicule et sur la parka de la jeune femme et du matériel informatique et téléphonique laissant supposer une attaque imminente, notamment un message lui disant de trouver "une église avec du monde".

Il y a trois semaines, policiers et magistrats ont procédé à une reconstitution du drame en présence du principal suspect et des proches de la victime. La famille d'Aurélie Châtelain, décorée le 18 mars, à titre posthume, de la Légion d'honneur, a reçu en fin d'après-midi la décoration des mains du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers