Variant britannique du Covid : inquiétude chez les chauffeurs routiers obligés d'aller au Royaume-Uni

Deux routiers ont tenté de faire valoir leur droit de retrait, en vain. La direction argue que toutes les mesures de protection ont été prises pour les protéger.

Certains routiers veulent faire valoir leur droit de retrait, en vain jusqu'à présent.
Certains routiers veulent faire valoir leur droit de retrait, en vain jusqu'à présent. © Flavien Bellouti / France 3 Hauts-de-France

L'état de l'épidémie de Covid-19 au-delà de la Manche est critique : 50.000 nouveaux cas sont détectés chaque jour, un nombre conséquent qui provoque notamment la saturation des hôpitaux. La raison ? L'apparition d'un variant du virus SARS-CoV-2, plus contagieux. Une situation qui inquiète les transporteurs routiers qui transitent entre la France et le Royaume-Uni. Deux salariés de l'entreprise XPO Logistics, située près de Calais ont tenté de faire valoir leur droit de retrait, en vain. 

Nous estimons qu’il y a un surrisque. Nous demandons donc que ce qui ne veulent pas aller au Royaume-Uni soient entendues.

José Zydower, délégué syndical FO et élu au CSE de XPO.

"L’inspection du travail et la médecine du travail ont donné raison à la direction sous prétexte qu'elle nous distribue des masques et que le respect des gestes barrières suffit pour se protéger. Nous estimons qu’il y a un surrisque. Nous demandons donc que ceux qui ne veulent pas aller au Royaume-Uni soient entendus et puissent travailler uniquement en France et dans les pays où la situation sanitaire est moins tendue", explique José Zydower, délégué syndical FO et élu au CSE de XPO.

Son employeur estime lui tout mettre en œuvre pour protéger ses chauffeurs en fournissant des masques FFP2, du gel et de la bombe désinfectante. "La médecine du travail et l’inspection du travail ont confirmé que l’entreperise a mis en place, et même dépassé, l’ensemble des recommandations permettant de réaliser des déplacements en Angleterre", répond la direction par écrit.

Le test PCR négatif pour rentrer en France, une source de stress supplémentaire

Chez d’autres transporteurs calaisiens également interrogés, l’inquiétude monte pour ceux qui livrent au Royaume-Uni. Mais difficile de faire plus que les mesures mises en place depuis mars dernier : "Est-ce que la vaccination ne serait pas la bonne solution ? Nous militons pour que nos conducteurs soient vaccinés", rapporte David Sagnard, président de la Fédération Nationale des Transports Routiers Pas-de-Calais.

Depuis le Brexit, un test PCR négatif est nécessaire pour rentrer en France de l’Angleterre. Un motif de stress supplémentaire pour les routiers qui risquent plusieurs jours de quarantaine de l’autre côté de la Manche dans leur camion s’ils contractent le virus.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
royaume-uni international trafic routier économie transports covid-19 santé société