Violence sur des policiers à Lille : une relaxe et du sursis pour deux membres de la CNT

Manifestation à Lille, le 19 mai 2016. / © Philippe HUGUEN / AFP
Manifestation à Lille, le 19 mai 2016. / © Philippe HUGUEN / AFP

Un membre de la CNT a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences à l'encontre de policiers lors d'une manifestation contre la loi travail le 20 avril, mercredi par le tribunal correctionnel de Lille qui a relaxé un autre prévenu.

Par AFP

Les deux hommes, âgés d'une vingtaine d'années, étaient jugés pour "violences sur des agents de la force publique dans l'exercice de leur fonction" sur quatre fonctionnaires, dont l'un a eu une ITT d'un jour. La procureure avait requis six mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve pour les deux prévenus. L'un d'eux a été jugé coupable et condamné à six mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve de deux ans. Il a notamment l'interdiction de participer à des manifestations sur la voie publique à Lille. Il a par ailleurs été condamné à verser à chaque victime 500 euros en guise d'indemnisation.

Le tribunal, présidé par l'ancien juge anti-terroriste Marc Trévidic, a en revanche relaxé le deuxième prévenu au bénéfice du doute. Les quatre policiers avaient été agressés le 20 avril alors qu'ils tentaient d'empêcher des manifestants de coller des affiches lors d'une manifestation contre la loi Travail où quelque 200 personnes avaient défilé dans le centre-ville de Lille.

Appel

Les manifestants "qui ont porté les coups n'essayaient pas de s'échapper de la police, ils voulaient taper, c'était une agression", a déclaré l'un des policiers à la barre, affirmant que lui et ses collègues avaient reçu "des coups de poing, des coups de pied, des coups de coude et des projectiles" par les deux hommes interpellés, mais aussi par d'autres manifestants.

De leur côté, les deux prévenus, qui avaient été interpellés dans les locaux de la CNT après la manifestation, ont affirmé avoir participé à ce mouvement social "pacifiquement" et ont réfuté être les auteurs de violences sur les policiers.

"J'étais là pour utiliser mon droit de citoyen, je n'ai participé à aucune violence et je n'ai pas collé d'affiches (...) Je suis victime d'une méprise, d'une erreur, (les policiers) se sont clairement trompés de personne", a affirmé l'un d'eux, condamné plus tard à six mois de prison avec sursis, lors de cette audience de plus de six heures. La défense a indiqué qu'elle comptait faire appel de cette condamnation.

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