Fauchage d'OGM, François Dufour a les huissiers aux fesses

Il doit 41 400 euros d'amende à Monsanto.

François Dufour, Vice-Président Europe Ecologie Les Verts du Conseil Régional de Basse-Normandie
François Dufour, Vice-Président Europe Ecologie Les Verts du Conseil Régional de Basse-Normandie © France 3 Basse-Normandie
Le 14 septembre, une lettre sous scellée est parvenue au domicile de François Dufour, producteur de lait dans la Manche, militant de la Confédération paysanne et vice-président EE-LV du conseil régional de Basse-Normandie.

Il s'agissait d'une injonction à payer 41 400 euros à Idémaïs, une petite société qui menait les essais pour le compte de la multinationale Monsanto. François Dufour, poursuivi pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique Monsanto dans la Vienne en 2008, le même maïs OGM pointé du doigt par l’étude de Gilles-Éric Séralini et du Criigen pour ses effets toxiques, a été condamné en février avec sept autres faucheurs volontaires dont le député européen José Bové. Ils doivent en tout 170 000 euros à Monsanto. Malgré le pourvoi en cassation, les dommages-intérêts ne sont en effet pas suspensifs.

La parcelle avait été déclarée illégale par le Conseil d’État quelques semaines après le fauchage, selon François Dufour qui déclarait ce mardi midi dans notre 12/13 qu'il était prêt à payer cette amende et que "si c'était à refaire, [il] le referait". (voir la vidéo ci-dessous)

Lorsque la Cour d’appel de Poitiers a rejugé les faits en février 2012, la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d’État venaient d’invalider le moratoire sur les cultures OGM.

La publication de l’étude scientifique indépendante menée par Gilles-Éric Séralini conforte les faucheurs volontaires dans leurs convictions : "il est clair que nous avions raison depuis le début de mener ce combat-là contre ces plantes", assure François Dufour, qui ajoute à bastamag.net, "heureusement qu’il y a des scientifiques résistants et honnêtes, au service de la société".

A ses yeux, la simple application du principe constitutionnel de précaution impose une interdiction immédiate des produits incriminés, jusqu’au résultat d’études exhaustives sur le sujet. 




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