Chômage : les chiffres de mars, attendus ce jeudi, seront mauvais

Le nombre de demandeurs d'emploi pour le mois de mars doit être publié dans la journée. Il risque de dépasser le niveau record de janvier 1997, soit 3,195 millions de chômeurs.

© AFP
Le record du nombre de demandeurs d’emploi sans activité, qui avait atteint 3,195 millions en janvier 1997, pourrait bien être battu ce jeudi avec la publication des chiffres de mars. 

Fin février, après une série noire de 22 mois, Pôle emploi recensait 3,187 millions de demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A) en métropole, soit seulement 8 000 de moins que le record absolu. Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, en moyenne, plus de 28 000 nouveaux chômeurs sans activité ont poussé chaque mois la porte de Pôle emploi.

Ce jeudi matin, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a admis que le gouvernement "se préparait à un chiffre qui, compte tenu en effet de la croissance atone, ne devrait pas être très bon»".

De son côté, Thierry Lepaon, le numéro un de la CGT, a affirmé ce jeudi s'attendre "au pire" concernant ces chiffres qui seront publiés dans la soirée. Il a annoncé qu'il adresserait une lettre ouverte à François Hollande demain vendredi.

"S'il est élu, c'est parce que les salariés ont décidé de tourner la page inscrite par Nicolas Sarkozy, pour une politique plus sociale, une politique de gauche". Mais "depuis 24 mois les chiffres du chômage augmentent dans notre pays de manière quasi mécanique", a-t-il affirmé.

Selon Thierry Lepaon, il faut créer la croissance. "Aujourd'hui il y a des choix qui sont faits au détriment de l'industrie dans notre pays", "il faut un Etat stratège qui intervient pour dire que notre priorité c'est l'emploi et c'est l'industrie" et en "créer les conditions". "Si la priorité c'est l'emploi, il faut que l'Etat s'en occupe", a-t-il ajouté.

Le leader de la CGT affirme qu'il "ne regrette pas" d'avoir voté pour François Hollande mais a-t-il dit, "nous voulons lui rappeler ses engagements en matière d'emploi, de salaires, de politique industrielle".

Le leader de la CGT a également réitéré son opposition à l'accord sur la sécurisation de l'emploi dans lequel il n'y a "rien sur l'emploi". Selon lui, "la France est  aujourd'hui divisée sur cette question, d'un point de vue syndical et politique. Une partie des syndicats et du personnel politique pense que la question est d'abaisser le coût du travail, une partie pense que non".

"Il y a là les conditions d'un vrai débat national : la France doit-elle toujours s'adapter aux désirs du patronat et des actionnaires ?", demande-t-il, jugeant " le gouvernement très attentif à ce que peut dire le Medef".
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