Les consommateurs de Seine-Maritime sont de plus en plus nombreux à faire leurs achats alimentaires sur Internet

© France 3 Haute-Normandie
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Les enseignes de la grande distribution passent en mode "drive"  et se livrent une concurrence féroce

Par Richard Plumet

Pour éviter l’attente aux caisses

En France il s’en ouvre un par jour. Rien que dans l’agglomération de Rouen on en compte  une vingtaine.
Le "drive" est en plein essor. En s’inspirant des établissements de restauration rapide où l’on achète des hamburgers sans descendre de sa voiture, les enseignes de la grande distribution se lancent dans un nouveau type de commerce combinant la vente en ligne sur Internet et la gestion d’un entrepôt.
Chez lui ou au bureau, le client fait sa liste de course, passe commande et vient chercher ses sacs deux heures plus tard sur un quai, sans entrer dans le bâtiment. En coulisses c’est une course contre la montre : le plus rapidement possible, les magasiniers vont chercher dans les rayonnages les produits commandés. 
Pour les enseignes le "drive" a  beaucoup d’avantages puisqu’elles n'y proposent que des produits de consommation quotidienne et de première nécessité. Et pas de frais de décor ou d’éclairage comme dans un hypermarché : le "drive" n’est pas une boutique. Une subtilité juridique qui permet d’ouvrir des centres de vente en contournant les demandes d’autorisations de création ou (d’extension) de surfaces commerciales  accordées par les Commissions Départementales  d’Aménagement Commercial (CDAC). 
Une multiplication des "drive"  qui a déjà fait l’objet d’un débat au Sénat.

VIDEO : le reportage France 3 Haute-Normandie de Grégory Thélu et David Frotté avec le témoignage de clients et les interviews de :
  • Grégory Duflos, responsable d'un drive à Bapeaume-lès-Rouen
  • Luc Martin, directeur adjoint d’un hypermarché à Bapeaume-lès-Rouen
29/08/2013_Consommer autrement

 

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