Alençon : des cours de cuisine pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Atelier cuisine dans les locaux du Secours populaire à Alençon. Un grand chef apprend à cuisiner les restes pour limiter le gaspillage alimentaire.
Atelier cuisine dans les locaux du Secours populaire à Alençon. Un grand chef apprend à cuisiner les restes pour limiter le gaspillage alimentaire.

L'association caritative propose avec la communauté urbaine d'Alençon des ateliers de cuisine pour apprendre à accommoder les restes. Objectif : limiter le gaspillage alimentaire.

Par par Christophe Meunier et CG

20 kilos par personne et par an.
C'est la quantité d'aliments qui finissent à la poubelle en France. La lutte contre le gaspillage alimentaire sera une des causes nationales en 2014. Les initiatives se multiplient dans ce domaine et ce d'autant plus que ce gaspillage apparaît insupportable en ces temps de crise. A Granville, des glaneurs, s'inspirant du mouvement américain des "freegans", font les poubelles des supermarchés pour collecter des denrées encore propres à la consommation afin de les redistribuer à ceux qui en ont besoin. A Caen, une association, La Tente des glaneurs récupère les invendus du marché Saint-Pierre.

A Alençon, la communauté urbaine a décidé de s'associer au Secours populaire pour proposer des cours de cuisine un peu particuliers. Aux fourneaux, un grand chef, Christophe Renou. Ce dernier est là pour apprendre aux bénéficiaires de l'association caritative à cuisiner les restes. L'atelier a lieu toutes les deux semaines. Pour la communauté urbaine d'Alençon c'est aussi l'occasion de sensibiliser le public à la gestion des déchets. Celle-ci voudrait réduire de 7% le tonage des déchets alimentaires d'ici 5 ans.

► Voir les 8 conseils pratiques pour limiter votre gaspillage alimentaire (ecocitoyen.ademe.fr)


Reportage de Jean-Pierre Bonnefon et Damien Migniau
Intervenants:
- Gaëtan Homo, chargé de mission pour la prévention des déchets de la communauté urbaine d'Alençon
- Christophe Renou, chef cuisinier restaurant Rive Droite Alençon

Alençon: le Secours populaire lutte contre le gaspillage alimentaire


Quelques astuces en Bonus :

  • Boissons gazeuses : pour éviter que le gaz ne s’échappe, les placer le goulot en bas dans le réfrigérateur ;
  • Citron coupé en deux : saupoudrer de sel ;
  • Champignons de Paris : les emballer dans du papier journal ;
  • Pommes de terre : pour éviter qu’elles ne germent, les conserver dans un endroit sombre avec une ou deux pommes.
     

Le coût du gaspillage alimentaire

> LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

Gaspillage alimentaire et gaz à effet de serre

- Le cycle de vie de la nourriture d'un Français moyen représente environ 20 % du total de ses émissions quotidiennes.
- Un repas = 3 kg de gaz à effet de serre 

Gaspillage alimentaire et consommation d'eau

- De manière générale, chaque aliment de base représente un certain volume d'eau consommé pour le produire, le transformer, le préparer, l'emballer, etc.

A titre d'exemple, il faut :
1 000 litres d'eau pour produire un kilo de farine.
16 000 litres d'eau pour produire un kilo de viande rouge.

- À travers une étude intitulée « Du champ à la fourchette - limiter les pertes et le gaspillage dans la chaîne alimentaire », les organisations internationales rappellent que des quantités énormes de nourriture sont jetées au cours de leur transformation, leur transport, dans les supermarchés ou encore dans les foyers.

- Ce gaspillage est d'autant plus inquiétant que les besoins en nourriture et par conséquent en eau risquent de doubler d'ici 2050.

> LES ENJEUX ECONOMIQUES

Gaspiller de la nourriture, c'est aussi indéniablement gaspiller de l'argent. Et mises bout à bout, les économies que l'on peut faire en faisant un petit effort pour moins jeter deviennent considérables !

> LES ENJEUX ETHIQUES

- Si on estime que un quart de la nourriture produite à l'échelle internationale est jetée sans être consommée, on ne peut oublier que plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde.

- Quand on parle de gaspillage alimentaire, il apparaît ainsi indispensable de sensibiliser à un problème qu'il faut non seulement replacer dans la perspective de la crise alimentaire mondiale, mais aussi dans le contexte social propre à chaque pays : la sous-alimentation touche une partie de la population française, autant que celle de ses voisins européens.

- En France, grâce à l'action des banques alimentaires, plus de 92 000 tonnes de produits alimentaires ont  bénéficié en 2009 à environ 740 000 personnes dont 46 400 tonnes qui ont ainsi échappé à la destruction (selon les chiffres de la Fédération française des banques alimentaires). Mais au total en France en 2009 3,3 millions de personnes en 2009 ont eu recours à une aide alimentaire.

(Source Ademe)

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