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JEM 2014 : Alison Straub, à l'assaut d'un des derniers bastions masculins de l'équitation, l'attelage

© JP/France3
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Les meneurs d'attelage sont entrés en compétition. Parmi la cinquantaine d'hommes à conduire les chevaux, seulement quatre femmes concourent dans la discipline. Rencontre avec  Alison Straub, l'une d'entre elle. A 61 ans, cette Américaine est pionnière dans son domaine.

Par Anne Elisabeth Philibert

Aux Jeux Equestres Mondiaux, pour l'attelage, l'une des disciplines sportives les plus anciennes, sur la cinquantaine de compétiteurs, appelés "les meneurs", seulement quatre femmes concourent dans cette catégorie. Ana Christina Guerreiro de l'équipe Portugaise, Georgina Hunt de Grande-Bretagne et deux américaines : Misdee Wrigley-Miller et Alison Stroud. Cette dernière, originaire de Union Ville en Pennsylvanie, a commencé sa carrière dans l'équitation à l'âge de 2 ans. Aujourd'hui, à 61 ans, avec un sacré parcours derrière elle (elle a été la première femme à concourir pour le "Maryland Hand cup" aux USA et la première qui a entraîné des chevaux pour le Grand National en Angleterre), Alison ne lâche toujours pas les rênes. A la sortie de la première épreuve, le dressage (avant le Marathon et la Maniabilité), rencontre avec cette femme et mère de famille qui a toujours eu le goût du challenge.

 

 / © JP/France3
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Pourquoi si peu de femmes concourent-elle dans la compétition d'attelage à votre avis ? 

Je pense que ce n'est pas un sport facile parce qu'on doit employer la force physique. A défaut d'en faire usage, les femmes utilisent leur tête, leur intelligence ! C'est aussi une question de chance. Les hommes ont plus d'opportunités, ne serait-ce que sur un plan financier. Et ils ont plus de temps. C'est une activité qui prend énormément de temps. On doit sacrifier beaucoup de choses dans sa vie. Pour ma part, depuis le mois de janvier, je travaille tous les jours à diriger mes chevaux. C'est comme cela que j'ai réussi à amener l'équipe ici aux JEM.


Que peuvent apporter les femmes à cette discipline ?

C'est une discipline qui demande de diriger 4 chevaux en même temps. En fait, c'est une relation, un bloc, comme une famille qu'il faut savoir tenir. Il faut réussir à les faire s'entendre et les faire travailler ensemble. Je pense que les femmes, en général, sont naturellement douées pour ça. On est plus sensible aux humeurs des chevaux, on les comprend mieux. Quand on développe leur personnalité, alors au delà de la force, on arrive à de très belles performances. Bien sur, certains hommes peuvent le faire aussi !


Sur les 4 femmes, 3 Anglo- saxones, pourquoi à votre avis ?

Oui, c'est drôle n'est-ce pas ? Est-ce que vous avez déjà rencontré une Anglo-saxonne ?  Pour ma part, j'aime les challenges. Plus c'est difficile, plus cela m'intéresse. C'est dans ma nature. Les Anglo-saxonnes ont beaucoup de volonté, peut-être sont elles plus agressives que les autres. C'est dans notre culture. Dans tous les domaines, les américaines veulent rivaliser avec les hommes ! 

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Et si vous voulez en savoir plus sur l'attelage, regardez le reportage de Pierre-Marie Puaud, Cyril Duponchel, François Hauville : 

Début du concours d'attelage, une discipline à part










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