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Des stocks de poissons "encourageants" en Manche et Mer du Nord selon l'Ifremer

Le navire océanographique Thalassa est revenu à Boulogne-sur-Mer ce mardi, après avoir sillonné pendant un mois la mer du Nord et la Manche Orientale. Les scientifiques de l'Ifremer notent une amélioration de la sitruation, notamment sur le cabillaud.
L'état des stocks de poissons en mer du Nord présente quelques signes "encourageants" mais nécessite encore de "mieux faire", estime mercredi l'Ifremer au vu des résultats de sa campagne annuelle d'évaluation. "Il ne faut pas s'attendre à une augmentation de la biomasse cette année", a déclaré à l'AFP Yves Vérin, chercheur à l'Ifremer et chef de mission de la campagne européenne IBTS d'évaluation des stocks de poissons en mer du Nord et en Manche.

Le navire océanographique Thalassa est revenu à Boulogne-sur-Mer mardi, après avoir sillonné pendant un mois la mer du Nord et la Manche Orientale, de concert avec des bateaux envoyés par les autres pays riverains européens. Les échantillons prélevés permettent de calculer un "indice d'abondance des principales espèces de poissons de cette zone", merlan, cabillaud, hareng, églefin, explique l'Ifremer.

Les chercheurs calculent notamment la proportion de juvéniles, les poissons de moins d'un an. Les données recueillies par l'Ifremer demandent encore "à être intégrées avec celles des autres pays mais elles donnent quelques tendances", précise M. Vérin.

Sur le cabillaud (morue), le chercheur note un "léger mieux", avec un indice d'abondance "un peu moins mauvais que sur les cinq dernières années". Mais le stock reste quand même "très faible", sachant que "depuis dix ans, la morue est en mauvais état en mer du Nord", souligne-t-il. Sur le hareng en revanche, les résultats sont "très bons cette année, avec un indice d'abondance qu'on avait plus observé depuis les années 80". Cette donnée "semble confirmer une tendance d'amélioration" pour cette espèce, la première pêchée en mer du Nord avec 50% des volumes totaux, estime M. Vérin. Pour le merlan, l'indice reste stable mais "faible". Le score de l'églefin est "très faible".

Cette campagne d'évaluation, ainsi que d'autres similaires menées pendant l'année, sert de base aux décisions sur les mesures européennes de gestion des ressources halieutiques, notamment les quotas de pêche définis chaque année en décembre.

Reportage de Delphine Dubourg et Guy Hayaert
Intervenants:
- Yves Vérin, ingénieur Ifremer
- Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches

durée de la vidéo: 01 min 26
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