Une étude pour retrouver les origines scandinaves dans la population du Cotentin

L'université anglaise de Leicester et le Centre de Recherches Archéologique et Historique Ancienne et Médiévales (CRAHAM) de l'université de Caen cherchent des volontaires afin d'effectuer des prélèvements d'ADN. Il s'agit de mieux connaître l'empreinte laissée par les Vikings dans la presqu'île.

Nul n'ignore l'héritage Viking, en particulier dans le Cotentin : de nombreux noms de lieux, des expressions, des mots, des noms de familles trouvent leur origine en Scandinavie, "Mais quelle a été la contribution réelle des Vikings au patrimoine génétique des hommes du Cotentin ? Et qu'est-ce que cela peut nous dire de la colonisation et du peuplement de cette partie de la Normandie aux IX ème et X ème siècles ?" Ce sont à ces questions que l'équipe de chercheurs franco-anglaise cherche à répondre. "Il n'y a derrière cette démarche scientifique aucune fascination particulière pour les "grands blonds aux yeux bleus" mais bien une volonté d'étudier l'héritage des populations européennes dans toute la variété de ses composantes" prévient l'historien Julien Deshayes. L'enquête permettra peut-être de faire ressortir les métissages des populations du Cotentin à la fin du premier millénaire "incluant des éléments d'origine celte et anglo-saxonne voire peut-être d'horizons plus inattendus".


Des prélèvements d'ADN

Pour parvenir à leurs fins, les chercheurs doivent trouver des volontaires afin d'établir un lien entre les personnes vivant aujourd'hui dans cette région et leurs ancêtres Vikings. L'équipe cherche d'une part à entrer en contact avec des personnes qui habitent dans la Manche et qui portent "un patronyme scandinave", autrement dit un nom aujourd'hui on ne peut plus normand : Anquetil, Dutot, Equilbec, Gonfray, Ingouf, Ansgot, Lanfry, Osouf, Osmont, Quetel, Tougis, Tostain, et Raoult. Elle souhaiterait d'autre part entrer en contact avec des habitants du nord-Cotentin "dont les quatre grands-parents sont nés et ont vécu (ou vivent encore) dans un rayon de 50 km de leur lieu de vie actuel". Cette stabilité géographique pendant plusieurs générations pourrait être riche d'enseignement pour les universitaires qui conduisent cette étude.  

L'équipe se rendra à Valognes les 15 et 16 juin afin de rencontrer les volontaires. Les chercheurs effectueront des prélèvements salivaires afin d'en extraire l'ADN. "Ils précisent que chaque participant à ce projet recevra un rapport individuel incluant l’analyse de son profil ADN. Cette information ne sera partagée avec personne d’autre, tous les échantillons étant traités anonymement dans le cadre du projet".

Les personnes intéressées peuvent contacter le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin (21, rue du grand moulin à Valognes) ou adresser un courriel à cette adresse : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr





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