C Normand: Teba, "de la ferme à l'abattoir"

Publié le Mis à jour le
Écrit par Elise Ferret

D'ou vient le steak qui se trouve dans votre assiette? Nous avons cherché à le savoir, en rendant visite aux salariés et responsables de Teba, à Parigny. Dans cette structure du sud manche, on abat les animaux puis on les découpe avant de les transformer. Une entreprise qui ne connaît pas la crise.

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L'économie, la rédaction de France 3 Basse-Normandie en parle tous les jours dans vos éditions régionales. Elle participe du dynamisme d'une région. Notre nouveau rendez-vous, C Normand, vous propose de découvrir chaque lundi une entreprise bas-normande, son histoire, son activité et son savoir-faire.

Cette semaine, C Normand vous emmène à Parigny, dans le Sud-Manche pour découvrir l'entreprise Teba. Celle-ci affiche une progression insolente de 20%, ces dernières années, dans un secteur où l'ambiance est plutôt morose. Un secret que le patron de Teba ne souhaite pas partager avec trop de monde. Manuel Pringault, PDG du groupe Teba raconte "j'ai été l'un des premiers à avoir crée ce circuit, pour que le consommateur puisse acheter sa viande en direct chez l'éleveur. Il y a 13 ans, on était en pleine crise de la vache folle." 

L'entreprise est née en 2002, il s'agissait alors d'un atelier de découpe de viande qui employait deux salariés. Aujourd'hui, ils sont 85. 150 animaux sont abattus et découpés ici chaque semaine. Pour les 12 bouchers de l'atelier, le rendement va de pair avec la qualité des morceaux travaillés. Au bout de la chaîne : la préparation des colis, prêts à être expédiés aux éleveurs et aux particuliers. Il faut compter environ 45 minutes pour partir d'une carcasse et arriver à un colis conditionné. 

A l'intérieur on trouve aussi quelques recettes qui ont germé dans l'esprit du patron. Comme le steak pour les sportifs qui ne contient qu'1 % de matières grasses. Les steaks sont analysés en laboratoire pour quantifier le taux de vitamines. Le patron de l'entreprise a du investir 400 000 euros dans ce matériel de pointe.

Et un autre projet ouvrirait les portes du marché américain à Teba: le "slow cooking burger", un hamburger haut de gamme déjà précuit. La pièce de canard, de porc, ou de boeuf précuite pendant 7h à 60 °c est agrémentée d'une sauce toute préparée. Une idée qui a attiré l'attention d'une chaîne de restauration des Etats-Unis.

Stéphanie Lemaire et Cyril Duponchel

durée de la vidéo: 04 min 01
C Normand Teba
Intervenants :
Manuel Pringault: Pdg du groupe Teba
Christophe Veillon: directeur d'équipe - boucherie
Valérie Dupont: responsable qualité