À Caen, des centaines de manifestants en soutien à Gaza

Un rassemblement en soutien à la population gazaouie s'est tenu dans les rues de Caen, samedi 11 mai. Plusieurs centaines de personnes ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza, alors que l'offensive israélienne sur la ville de Rafah fait craindre une catastrophe humanitaire.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, samedi 11 mai dans l'après-midi, dans le centre-ville de Caen (Calvados) pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza, dans le contexte de la guerre israélo-palestinienne. L'armée israélienne se prépare à étendre son offensive terrestre sur la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, faisant craindre une catastrophe humanitaire.

L'appel à la mobilisation a été lancé par le Collectif de solidarité avec la Palestine du Calvados et suivi par l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires du département. Sur le boulevard Leclerc, où avait lieu la manifestation, les drapeaux syndicaux se mélangeaient à ceux de la Palestine. Des panneaux affichant "Non au génocide" et "Palestine libre" étaient brandis par les participants.

31ᵉ appel à la mobilisation

"On est sensibles aux questions humanitaires, on est sensibles aux questions de la justice internationale et on a dit au premier jour, ici, il y a 31 semaines : on restera jusqu'au cessez-le-feu", lançait, dans le cortège, Nina Charlier, la porte-parole du Collectif de solidarité avec la Palestine du Calvados.

Il s'agissait du 31ᵉ appel à la mobilisation de ce collectif à Caen depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza, qui fait suite aux attentats conduits par le Hamas dans le sud d'Israël, le 7 octobre 2023.

Lire aussi. Manifestations de soutien au peuple palestinien : "On ne va pas nous faire taire"

Samedi, jour de la mobilisation à Caen, l'armée israélienne a bombardé à nouveau la bande de Gaza, notamment Rafah, au moment où António Guterres, le secrétaire général de l'ONU, exhortait à un cessez-le-feu "immédiat" dans le territoire palestinien. Cette déclaration du chef de l'ONU intervient alors que la Cour internationale de Justice des Nations Unies a reconnu, en janvier, un "risque plausible de génocide" à Gaza. L'État hébreu affirme en retour que ses agissements sont conformes au droit à l'autodéfense, en vertu du droit international.

"Alerter l'opinion publique"

"Bien sûr, c'est démoralisant de voir qu'ils continuent à être sous le feu (...), quelles que soient les décisions de l'ONU et quelle que soit la montée de l'opinion publique mondiale", déclarait Nina Charlier samedi, qui poursuivait : "Malheureusement, les Palestiniens n'ont que nous pour essayer de sauver la situation". "On est là pour alerter l'opinion publique pour qu'elle puisse peser sur le gouvernement, sur les décideurs", résumait la militante.

Une autre manifestante appelait à "continuer à refuser d'être stigmatisés parce qu'on soutient le peuple palestinien", ajoutant : "Face à l'injustice, à part faire valoir des valeurs humanistes, on n'a que ça" (sic).