Après le Brexit, deux ministres pour rassurer les pêcheurs à Port-en-Bessin

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye et la secrétaire d'Etat aux affaires européennes sont aux côtés des professionnels de la mer depuis 5 heures du matin . Elles veulent les assurer du soutien du gouvernement.

Les deux ministres dans le 7e port de pêche français
Les deux ministres dans le 7e port de pêche français © Jean-Yves Gélébart/France Télévisions
 
Le Brexit a déjà modifié la vie des pêcheurs du premier port du Calvados. L'Ile de Guernesey vient d'interdire ses zones de pêche aux bateaux français. Il faudra négocier des autorisations individuelles.

A Port en Bessin Huppain, Sibeth Ndiaye et Amélie de Montchalin viennent rencontrer des pêcheurs, mareyeurs et transformateurs des produits de la mer. Plus de mille emplois sont liés à la pêche dans ce port.
 
Port en Bessin pêche notamment la coquille Saint-Jacques
Port en Bessin pêche notamment la coquille Saint-Jacques © J Y Gélébart/France Télévisions

Les ministres donnent le message de la mobilisation du gouvernement avec les négociateurs européens pour protéger les intérêts des pêcheurs. 

La priorité, garder un accès aux eaux britanniques. 30% de la pêche française était effectuée dans les mers entourant le Royaume-Uni avant le Brexit.

 Elles vont ce mardi matin à la Criée de Port-en-Bessin,  visiter un coquillard, un chalutier,  puis se déplacent chez le mareyeur Ports marée,  et les établissements Lequertier.
 
© J Y Gélébart/France Télévisions
 

Boris Johnson veut la souveraineté totale sur les mers du Royaume-Uni

Dans un discours, lundi 3 février, à Greenwich, le Premier ministre anglais est sans ambiguité, l'Angleterre va contrôler ses accès :

Nous sommes prêts à envisager un accord sur la pêche, mais il devra être fidèle au fait que le Royaume-Uni sera un état maritime indépendant à la fin de l'année 2020, un Etat qui a le contrôle de ses eaux. 

Avec un tel accord, nous pourrions envisager des négociations annuelles avec l'Union Européenne. Elles prendront en compte l'état des connaissances scientifiques, et garantiront que les zones de pêche sont d'abord réservées aux navires britanniques

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pêche économie brexit international