Procès en appel des matchs truqués de Ligue 2 : des réquisitions plus lourdes à l'encontre de Jean-François Fortin

Jean-François Fortin est jugé en appel pour le match présumé truqué de Ligue 2 entre Caen et Nîmes en mai 2014. / © France 3 Normandie
Jean-François Fortin est jugé en appel pour le match présumé truqué de Ligue 2 entre Caen et Nîmes en mai 2014. / © France 3 Normandie

Jean-François Fortin fait face aux juges une dernière fois ce lundi 4 novembre, lors du procès en appel des matchs présumés truqués de Ligue 2. En première instance, l'ancien président du SM Caen a été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 15000 euros d'amende. Il espère la relaxe.

Par Florent Turpin, Guillaume Le Gouic et Boris Letondeur

Ce lundi, au troisième jour du procès en appel des matchs présumés truqués de Ligue 2, le procureur de la République de Paris a donné ses réquisitions. Sans véritable surprise, il n'a pas tenu compte des nouvelles explications de Jean-François Fortin, qui n'a cessé de clamer son innocence devant le tribunal. Ce lundi, au 4ème jour du procès, le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction d’exercer une activité en lien avec le football à l'encontre de l'ex-président du Stade Malherbe de Caen. Soit une peine plus lourde à celle à laquelle Fortin avait été condamné en première instance. 
 


L'Avocat Général a requis des peines "sévères car les faits ont porté atteinte aux valeurs du sport". Selon lui, Jean-François Fortin et Jean-Marc Conrad, l'ancien président de Nîmes, se sont entendus pour truquer le match entre Caen et Nîmes (1-1) du 13 mai 2014. Ces réquisitions reposent surtout sur une conversation entre les anciens dirigeants des deux clubs, enregistrée par les écoutes téléphoniques policières le jour du match.

"Le SM Caen et JF Fortin, des proies croustillantes"


Pour le Ministère Public, il est clair qu'il y a eu un "pacte corruptif" entre les deux clubs, une entente préalable scellée "comme remerciement" par les fameuses bouteilles de vin offertes par les dirigeants nîmois aux Caennais. Des bouteilles de Costières jamais retrouvées.

A l'inverse, pour Maître François Gery, avocat de Jean-François Fortin, "les débats ont démontré que ces matchs dits truqués ne l'ont pas été". Le conseil du dirigeant normand a également fait par de son impression que l'affaire s'est constituée "dès lors que le SM Caen est monté en Ligue 1, car cela devenait plus croustillant d'impliquer un club de l'élite et parce que M. Fortin était une proie plus croutillante".
 
Lors du premier procès en juin 2018, Jean-François Fortin avait été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende. Par cet appel, celui qui a toujours clamé son innocence souhaitait être relaxé et lavé de toute faute. Le jugement a été mis en délibéré et se rendu 28 janvier 2020. 

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