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Fermeture de la sucrerie de Cagny : quel avenir pour la filière de la betterave et ses 1200 planteurs ?

Fermeture de la sucrerie de Cagny : quel avenir pour la filière de la betterave et ses 1200 planteurs ? / © JY Gelebart
Fermeture de la sucrerie de Cagny : quel avenir pour la filière de la betterave et ses 1200 planteurs ? / © JY Gelebart

L'annonce jeudi de la fermeture de la sucrerie de Cagny a surpris toute la filière. Cet arrêt programmé de l'usine en 2020 a des répercussions sur l'emploi direct (90 CDI et 70 saisonniers) mais aussi sur tout un bassin d'emploi. Ce sont 1200 planteurs qui alimentent cette sucrerie.

Par L.A.

L'annonce de la fermeture de l'usine de Cagny en a choqué plus d'un. Producteurs de betteraves et salariés ont appris la nouvelle en même temps, sans avoir été consultés. 24 heures après la nouvelle, les betteraviers ne veulent pas baisser les bras. "Je l'ai appris un peu comme tout le monde" explique Patrick Dechaufour, président du syndicat betteravier du Calvados, "maintenant  nous avons un an pour négocier avec le groupe et nos politiques pour garder nos bassins de production. Le coup de masse, c'était hier après-midi. On va étudier toutes les solutions".


C'est un bassin d'emploi menacé et une filière agricole. 1200 planteurs nous alimentent en betteraves. 1 200 000 tonnes de betteraves sont travaillées chaque jour. Les planteurs qui vendent ici ne venderont pas ailleurs, il faudrait qu'ils fassent autre chose. C'est toute une filière agricole qui se casse la gueule    Loïc Touzé, syndicat FO de l'usine de Cagny 

"La suppression des quotas de sucre en 2017 a encouragé les industriels à augmenter leur production de 30%", explique Loïc Touzé,  "ce qui a inondé le marché et fait baisser les prix".

Une augmentation de production à laquelle a contribué Marc Van Doorne, producteur agricole à Cambes la Plaine, à la demande expresse des sucriers : "on est tombé sur la tête. Il y a deux ans on nous avait demandé d'augmenter la production pour descendre les coûts. On a réinvesti un peu dans du matériel et aujourd'hui sans nous prévenir, on ferme l'usine du jour au lendemain". 
 


S'il peut produire autre chose car ce producteur cultive la betterave mais aussi le blé, l'orge, le colza et le lin, il craint un déséquilibre à terme, des autres filières. Comme les autres producteurs interrogés aujourd'hui, il n'entend pas baisser les bras tout de suite.  "J'espère qu'on va réussir à s'entendre et se battre pour le site" ajoute-t-il.


Reportage S.Derrien, C.Lefrançois

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