Sénatoriales 2020 dans le Calvados : 7 candidats pour 3 sièges où tous les sortants se représentent

Dans le Calvados, 3 sièges sont à renouveler. Les trois sortants se représentent et personne n'a à rougir de son mandat. Dans un trio de départ équilibré ( LR,PS, UDI) viennent s'ajouter deux inconnues : le trublion LREM et le poids des nouveaux maires.

Le sénat vu de ses jardins, le Palais du Luxembourg à Paris
Le sénat vu de ses jardins, le Palais du Luxembourg à Paris
Sur trois sièges, tous les sortants souhaitent rester. Il faut dire qu'ils sont l'équilibre et représentent assez bien à eux 3 l'identité politique normande : un peu de gauche, un peu de droite républicaine et du centre. Deux femmes et un homme, loin de l'image poussiéreuse des sénateurs empâtés. Tous sont des élus de terrain , ayant une notoriété locale et le respect de leurs pairs.

Alors, peut-on croire que ça ne va pas bouger dans le Calvados pour ce scrutin du 27 septembre? Ce serait audacieux d'en faire le pari. Il y a bien des inconnues qui s'invitent dans le débat et des hommes nouveaux capables de renverser la table.


Dans le Calvados, se présentent :

-Pascal Allizard (LR) sénateur sortant
-Corinne Feret (PS), sénatrice sortante
-Sonia de la Provoté (UDI), sénatrice sortante
-Franck Guégéniat, maire (PRG) de la commune d’Epron
-Emmanuel Norbert-Couade, le numéro un du RN dans le Calvados
-Xavier Le Coutour, le conseiller municipal Divers gauche de Caen 
-Pascal Sérard, le maire de Carpiquet qui a reçu le soutien LREM

 

Tout d'abord à gauche 


Corinne Féret, ancienne adjointe de Philippe Duron à la mairie de Caen, figure du PS dans le Calvados termine son dernier mandat, sans complexe. 

Elle est la caution de gauche sans contestation mais elle n'est pas la seule. Même si issue d'un canal bien historique, elle a su recomposer l'union avec les écologistes et les communistes qui la soutiennent. On la titille sur sa droite.
La gauche part divisée.

Première certitude, Franck Guégéniat, le maire de la commune d’Epron, dans l'aggomération caennaise, détient ce mandat depuis 2001. Il est aussi conseiller régional, vice-président de Caen-la-Mer et vice-président national du Parti radical de gauche (PRG). Loin d'être un inconnu dans l'échiquier local de la gauche, l'homme de 48 ans a des atouts, ceux d'"une gauche républicaine" qui aime flirter avec les grands enjeux de société, tels que l'environnement.
 
Et il n'est pas le seul à gauche, à venir croquer des voix : Xavier Lecoutour, médecin et professeur a lui aussi sa ligne : reprendre en main les services publics. Il est lui aussi un ancien de l'équipe Duron entre 2008-et 2014  et a été en 2020 colistier de l'écologiste  Rudy L’Orphelin, aux dernières élections municipales à Caen.
 

Et à droite 


Pascal Sérard, le maire de Carpiquet vient jouer le trouble fête dans la cour du LR Pascal Allizard. Il a reçu le grand soutien du premier ministre Jean Castex, ancien sarkoziste converti au macronisme. Tout est dit. L'homme de terrain qui  a parcouru 30 000 kilomètres pour sa campagne est allé à la rencontre de tous les maires. Il représente le renouveau malgré son profil de jeune retraité.  

La centriste Sonia de la Provôté peut aussi craindre perdre avec lui quelques voix.

Le représentant des maires du Calvados, Olivier Paz, a cependant affiché sa grande entente avec les deux sortants : Pascal Allizard et Sonia de la Provôté.

Que feront les nouveaux maires sans étiquette ?


C'est peut-être la plus grande des inconnues avant ce 27 septembre. Sur les 2093 grands électeurs qui donneront leurs voix pour élire ces 3 sénateurs dans le Calvados, 30% n'ont jamais participé à ce type de scrutin. Ils sont les nouveaux maires, les sans-étiquettes des municipales 2020. Quels choix feront-ils alors qu'ils ne s'affichent ni pour la gauche, ni pour la droite? 
Quelle est véritablement leur sensibilité ? Un tiers d'incertitude peut faire bouger les lignes, indiscutablement.
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