Coronavirus : la SPA a obtenu une dérogation du gouvernement pour permettre à nouveau l'adoption des animaux

Le gouvernement a finalement accédé à la demande de la Société Protectrice des Animaux qui demandait une dérogation pour la reprise des adoptions pendant la période du confinement.  
 

© Société Protectrice des Animaux

Pour Jacques-Charles Fombonne, le président de la Société Protectrice des Animaux, la perspective pour les fourrières d'avoir à euthanasier les animaux errants, lui était tout simplement insupportable. 
Depuis le confinement, les refuges de l'association sont fermés au public, et les adoptions reléguées en des temps plus cléments. 

Or les fourrières n'ont ni la possibilité ni la capacité de garder les animaux au delà d'un certain temps. Ces structures municipales qui ont pour mission de capturer les chats et les chiens errants sur la voie publique, sont tenues de les conserver 8 jours ouvrables, le temps que leurs propriétaires viennent les récupérer.
Le cas échéant, la fourrière propose les animaux à des associations de protection animale.

Encore faut il que les dites associations puissent les accueillir :

Dans nos trois refuges normands, à Tollevast -Cherbourg-, Cabourg et Etalondes, nous avons atteint notre capacité maximum pour les chiens. Il reste seulement des places pour des chats
- Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA 

© SPA


Adoptions respectueuses des règles sanitaires

Il y a quelques jours, Jacques-Charles Fombonne a donc alerté le gouvernement sur la situation, et demandé la possibilité de mettre en place une procédure d'adoption encadrée et respectueuse des règles sanitaires.

"On a proposé une procédure raccourcie et entièrement sur internet puisque nos refuges sont fermés. Nous proposons des photos et des vidéos de nos animaux, et la personne qui souhaite adopter appelle le refuge où l'animal se trouve ." 

Nous pouvons scanner tous les éléments utiles, questionnaire et pièces d'identités. Puis nous prenons un rendez vous individuel, qui se passe dans une tente aménagée à cet effet. 
Personne ne se croise, et l'animal, lavé et placé en quarantaine plusieurs jours, est donné à ses propriétaires.

- Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA à France 3 Normandie


"Nos animaux ne doivent pas être des victimes collatérales du covid 19"

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a donné son accord ce samedi 11 avril pour "une tolérance dans les déplacements pour les personnes souhaitant adopter un animal en refuge".

"Nos animaux ne doivent pas être des victimes collatérales du covid 19" a t-il tweeté. 

« Pleinement engagé pour la cause du bien-être animal, le Gouvernement a entendu l'appel de la SPA et nous avons eu à cœur, immédiatement, de trouver une solution responsable », a déclaré Christophe Castaner. « Elle va permettre le respect des règles sanitaires et de sauver la vie de nombreux animaux », selon le ministre de l'Intérieur

 
"Blizzard", un chat hébergé au refuge du Cotentin
"Blizzard", un chat hébergé au refuge du Cotentin © SPA
 


SPA : Sauver, Protéger, Aimer

Chaque année 46 000 animaux trouvent un abri dans les 62 refuges de la SPA en France. Ils y sont soignés et vaccinés avant d'être mis à l'adoption.
La fourrière remet donc 3600 animaux par mois aux associations de défenses des animaux, ce qui est considérable.

Dans la Manche, au refuge de Tollevast près de Cherbourg, les 50 places réservées aux chiens sont prises, et il ne reste qu'une vingtaine de places pour des chats.
A Etalondes en Seine-Maritime, il manque déjà 10 places pour accueillir convenablement les chiens. 
Une situation qui aurait pu devenir difficile à contenir et obliger les fourrières à euthanasier des animaux.

"L'article 1er de nos statuts rappelle que notre association est là pour sauver, protéger et aimer les animaux. L'euthanasie n'est pas acceptable "

De fait, sur les 46 000 animaux secourus par la SPA chaque année, seuls 20 sont euthanasiés, et toujours parce qu'ils sont en grande souffrance.

La SPA se réjouit de cette décision ministérielle, et rappelle que la crise du Covid 19 n'a pas généré d'abandon massif d'animaux domestiques jusqu'à présent, alors que l'on craignait que la pandémie ne provoque des peurs irrationnelles.

 




 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus santé société animaux nature
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter