Covid-19. En Normandie, le virus progresse et son incidence dépasse un nouveau seuil

En Normandie, le taux d’incidence régional continue de progresser et dépasse désormais les 100 cas pour 100 000 habitants. Comme chaque semaine, l’Agence régionale de Santé Normandie fait le point en région.
Au 27 juillet 2021, près de la moitié des Normands a reçu ses deux doses.
Au 27 juillet 2021, près de la moitié des Normands a reçu ses deux doses. © Maxime JEGAT/PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Une augmentation de 56% par rapport à la semaine précédente. Au 27 juillet 2021, dans la région normande, l’incidence est dorénavant de 101,04 cas pour 100 000 habitants. La Normandie ne fait donc pas figure d’exception dans cette recrudescence du nombre de cas ; une recrudescence cependant moins soutenue qu’au niveau national (189,01 cas).

Le Calvados se rapproche du seuil d’alerte maximal

Cette dynamique épidémique est présente dans les cinq départements normands. En effet, la France avait établi un seuil d’alerte par département à 50 cas pour 100 000 habitants. La Manche, le Calvados, l’Orne, l’Eure et la Seine-Maritime ont désormais tous franchi ce seuil. Et parmi eux, un mauvais élève : le département du Calvados qui reste le territoire le plus impacté. Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, le Calvados se rapproche dangereusement, à la fois des 200 cas pour 100 000 habitants, et du seuil d’alerte maximal fixé par la France. Le département se distingue par un niveau très élevé de cas positifs. Pour l’ARS, c’est ce constat qui influence fortement aussi la moyenne régionale.

Après le Calvados, c’est le département de la Seine-Maritime qui enregistre le taux d’incidence le plus élevé de la région. Conséquence de ces rebonds épidémiques, le retour du port du masque obligatoire dans certaines communes de ces départements. À Ouistreham par exemple, un arrêté préfectoral datant du 27 juillet 2021, a de nouveau rendu obligatoire le port du masque, dans certaines zones très fréquentées de la ville. Et cette obligation est pour le moment imposée jusqu’à la fin du mois d’août. De manière encore plus étendue, un arrêté préfectoral datant du 28 juillet 2021, rend le port du masque obligatoire, non pas sur certaines zones, mais sur tout le territoire de la commune de Trouville-sur-Mer.

Ces décisions s’inscrivent dans la reprise épidémique qu’a connue tout l’Hexagone dès le début du mois de juillet, avec la progression du variant delta. En réponse à cela, Emmanuel Macron a choisi d’étendre progressivement le recours au pass sanitaire. Un moyen d’inciter la population, dans un premier temps, à recourir aux tests nasopharyngés. Parce que la circulation du virus est très importante, l’Agence régionale de santé Normandie « appelle à la plus grande prudence et au respect des gestes barrières ». L’organisme rappelle également que le dépistage reste un outil utile et nécessaire pour lutter contre la propagation du virus. Vacciné ou non, symptomatique ou pas, il est toujours possible d’être porteur et de le transmettre.

Le pass sanitaire est le moyen d’inciter la population, dans un second temps, à se faire vacciner. Dans la région, 47,2% des Normands sont complètement vaccinés et 59,5% ont reçu au moins une dose. Là-dessus, la Normandie fait figure de bon élève car c’est plus que dans l’Hexagone. Elle se positionne ainsi à la deuxième place des régions en termes de primo-injections et de vaccination complète.

La campagne vaccinale se poursuit sur tout le territoire national et dans la région. En huit mois, près de 4 millions d’injections ont été effectuées en Normandie. Pour l’ARS, afin de poursuivre cette lancée, et « amplifier encore cette dynamique et contribuer ainsi à contrer la 4ème vague », près de 84 000 nouveaux créneaux de vaccination ont été ouverts pour la période du 26 juillet au 8 août.

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