Découverte : A Rouen le Jiu-jitsu brésilien, ce sport de combat dérivé du judo, a de nombreux aficionados

Publié le Mis à jour le
Écrit par Félix Bollez et M.L

Connaissez-vous le jiu-jitsu brésilien ? Sport de combat dérivé du judo et des arts martiaux, la discipline a déjà de nombreux adeptes à Rouen, où Sébastien Lecoq, ancien champion de France, a ouvert son club. Rencontre avec des pratiquants convaincus.

La prononciation de son nom peut prêter à sourire, le jiu-jistu, et l'on peine à imaginer à son écoute de quelle discipline il s'agit ! Le jiu-jistu brésilien à des origines japonaises centenaires, et est affilié aujourd'hui à la fédération de judo. Art martial et dérivé du judo, ce sport de combat se caractérise comme l'art de soumettre son adversaire au sol. Sébastien Lecoq s'est épanoui dans cette discipline, jusqu'à figurer parmi les meilleurs français. Multiple champion de France sur les tatamis, il devient en 2021 l'un des entraineurs de l'équipe de France. En quittant Paris pour la Normandie en 2021, il a trouvé ici une terre à conquérir. Depuis un an, Sébastien transmet cet art martial à ses nouveaux adeptes. A Rouen, tout était à construire : trouver une salle et attirer de nouveaux pratiquants dans une discipline peu connue en France. Mission acccomplie, pour sa deuxième année le club compte déjà une centaine de licenciés. "C'est un sport de préhension, il n'y a pas de frappes. L'idée c'est d'amener son partenaire au sol, ensuite prendre les positions les plus fortes qui soient, par exemple la montée ou le dos, et faire abandonner son adversaire, par un étranglement, une clé de bras, une clé articulaire. l'objectif c'est ça. La doctrine du sport c'est qu'un plus petit, plus faible, peut battre un adversaire plus grand par des mouvements au sol" nous explique le professeur de Jiu-jitsu brésilien.

durée de la vidéo : 03min 17
Jiu-jitsu brésilien ©F. Bollez et E. Partouche, Francetv

Sébastien Lecoq figure parmi les meilleurs français à cet excercice. Une expertise désormais au service des combattants normands. Katia Balashova et Pauline Caudrelier ont commencé ici leur pratique des sports de combat, et à chaque séance elles en mesurent le bénéfice. "On progresse assez vite, s'étonne Pauline, et du coup ça fait plaisir de voir les efforts payés !". "Oui ça fait plaisir de se sentir en confiance après les combats que nous faisons ici" poursuit Katia.

D'autres combattants plus aguerris ont trouvé dans le jiu-jistu brésilien une manière de compléter leur palette technique. Robin Mullet est un ancien lutteur de haut niveau, aujourd'hui converti à cette discipline essentiellement tactique. "C'est quelque chose de différent, de nouveau. Si on devait faire un parallèle, je dirais que c'est beaucoup plus technique et moins exigeant physiquement -que la lutte-. Beaucoup de gens parlent des "échecs humains" parce qu'il faut placer un poignet là pour prévoir que dans quatre mouvements, je pourrais le déplacer à l'opposé pour aller chercher le dos et pouvoir étrangler et ainsi de suite..c'est beaucoup plus stratégique !".

Clélia Quenson, ancienne judokate aujourd'hui championne de France de jiu-jitsu brésilien catégorie libre, a rapidement opéré sa mue. Après seulement quelques mois de pratique, elle a décroché plusieurs titres nationaux. "Le jiu c'est un peu plus rigide, le fait de pouvoir aller dans les jambes, de faire des clés de bras c'est plus naturel, plus libre, je m'exprime mieux dans ce sport" commente la jeune femme.

Malgré sa jeune existence, le club de jiu-jistu brésilien de Rouen se classe parmi les plus performants de l'hexagone.

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