Déchèteries de l'Ouest de l'Eure : n'en jetez plus !

Publié le Mis à jour le
Écrit par Myriam Libert .

Il vous prend des envies de ménage de printemps ? Vous n'êtes pas les seuls ! Dans l'Ouest de l'Eure les déchèteries débordent et vous êtes priés de garder vos vieilleries le temps d'écouler ce surplus d'ordures.

 « Nous ne sommes pas en mesure de vous assurer un accueil de qualité, c’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir reporter au maximum vos déplacements en déchèterie". Voilà qui est dit, et même posté sur le site Facebook de la Sdomode, le Syndicat de Destruction des Ordures Ménagères de l'Ouest du département de l'Eure qui gère 17 déchèteries sur son territoire : Trouville la Haule, Beuzeville, Pont-Audemer, Bourg-Achard, Bourgtheroulde, Cormeilles, Saint-George -du-Vièvre, Malleville sur le Bec, Amfreville-Saint-Amand, Brionne, Drucourt, Bernay, Serquigny, Beaumontel, Broglie, Mesnil en Ouche et Rugles. La crise sanitaire ralentit le vidage des bennes pleines, et les ordures ne sont plus en mesure d'être traitées rapidement. Résultat le retard s'accumule et le service se fait en mode dégradé. D'autant que vous êtes nombreux à profiter du confinement pour faire du rangement et jeter le superflu qui s'accumule dans les caves et garages.

A la déchèterie de Bernay ce samedi matin, nombreux sont ceux qui viennent vider leurs déchets verts. Le beau temps autorise la tonte des pelouses et le coupage de haies, et tout le monde ne dispose pas d'un coin de jardin pour le compostage. Nicolas travaille ici, et il a bien noté un afflux de clientèle de 20% depuis le début du confinement. "La benne déchets verts est pleine, celle du bois aussi, les encombrants pareil, la ferraille pareil... parfois ils doivent repartir avec leurs déchets mais ils sont compréhensifs et reviennent le lundi matin" nous explique t-il. Le temps de trouver une autre déchèterie pour vider les bennes.

Beaucoup d'encombrants arrivent aussi en déchèteries en ce moment, car les associations qui d'ordinaire les récupèrent n'acceptent plus les dons en temps de Covid. "Les encombrants reviennent à 100 euros la tonne. On va les brûler ou les enfouir car on ne sait pas trop quoi en faire" nous explique le président du Sdomode Jean-Pierre Delaporte, on attend avec impatience le déconfinement pour reprendre un peu d'oxygène".

D'autres facteurs entrent en ligne de compte. Bernay possède une gare bien desservie, et les parisiens sont nombreux à avoir acheté des maisons dans les environs. "On va pas s'en plaindre, poursuit Jean-Pierre Delaporte, ça va donner du tonus à notre économie. Mais ils font aussi des travaux, vident les caves et les greniers, et tout arrive en déchèteries. On essaie de s'organiser pour ne pas fermer de sites. On va créer là où c'est possible, comme ici à Bernay, des petites plateformes à côté des décheteries pour y entreposer les surplus en attendant le vidage des bennes".

Un surcoût pour les usagers aussi

Le Sdomode est un syndicat qui s'enorgueillit d'être bien géré, mais qui va devoir faire face à un surcoût, compte tenu des 20 à 25 % d'usagers supplémentaires. "Les déchèteries c'est 27 euros par habitant, on peut s'attendre à 10 euros supplémentaires. On s'attendait à une augmentation, mais pas à ce niveau là". Il va falloir aussi un peu de bonne volonté de la part des usagers. "Le carton a doublé en volume pendant la crise sanitaire, à cause des achats sur internet. Il y a des usagers qui plient le carton pour que ça prenne moins de place, et puis les autres qui ne le font pas !" continue Jean-Pierre Delaporte, qui demande aussi aux habitants de faire un tri dès la maison avec les poubelles dédiées à chaque déchet, ou de stocker la tonte dans un coin du jardin ou du terrain.

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