Assassinat de Samuel Paty : le meurtrier, originaire d'Evreux, enterré en Tchétchénie

Abdoullakh Anzorov, l'assassin du professeur de collège Samuel Paty, habitant d'Evreux (Eure), a été enterré le 6 décembre dernier en Tchétchénie, selon des médias russes.
Illustration. Le collège de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignait Samuel Paty, assassiné le 16 octobre dernier par Abdoullakh Anzorov, jeune radicalisé d'Evreux.
Illustration. Le collège de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignait Samuel Paty, assassiné le 16 octobre dernier par Abdoullakh Anzorov, jeune radicalisé d'Evreux. © Christophe Petit Tesson/MaxPPP
L'assassin du professeur français, Samuel Paty, tué en octobre pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves a été enterré dimanche 6 décembre en Tchétchénie. Abdoullakh Anzorov était originaire de cette république russe.

Selon le site spécialisé sur le Caucase Kavkazski Ouzel, il a été enterré à Chalaji, un village situé à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale tchétchène Grozny. L'accès au village était bloqué par les autorités le temps de l'enterrement, précise Kavkazski Ouzel.

Une foule nombreuse ?

Des comptes sur la messagerie Telegram avaient plus tôt publié des vidéos de l'enterrement, montrant une foule relativement nombreuse chantant en tchétchène et accompagnant sous des chutes de neige le cercueil du jeune homme de 18 ans.

Selon Baza, une chaîne Telegram très suivie ayant diffusé une de ces vidéos, environ 200 personnes - des parents et amis de la famille Anzorov - ont pris part aux obsèques et plus de 60 policiers avaient été déployés dans le village. Les médias officiels tchétchènes n'ont parlé ni du rapatriement du corps, ni de l'enterrement, selon Kavkazski Ouzel.
 
Samuel Paty, enseignant français de 47 ans à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne, avait été décapité le 16 octobre par Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre sur la liberté d'expression.

L'assaillant avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été abattu peu après par la police.
 

De nouvelles interpallations en France

Le dirigeant de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, avait condamné cette attaque, mais aussi violemment critiqué la défense par le président français Emmanuel Macron des caricatures de Mahomet.

Lors de la publication des caricatures dans l'hebdomadaire français Charlie Hebdo en 2015, plusieurs centaines de milliers de manifestants avaient protesté à Grozny.
 
En France, ce lundi 7 décembre, de nouvelles interpellations en lien avec l'enquête ont eu lieu en Seine-Maritime et en Haute-Loire. Tous les interpellés, d'origine tchétchène, ont été placés en garde à vue.
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