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450.000 euros pour “la Véranda”, l’une des dernières toiles impressionnistes de Korovine

Korovine Constantin Alexeïevitch (1861-1939) - La Véranda - daté « Const. Korovine 1922 » en bas à droite 87 x 64,5 cm. / © Etude Brioult Vernon
Korovine Constantin Alexeïevitch (1861-1939) - La Véranda - daté « Const. Korovine 1922 » en bas à droite 87 x 64,5 cm. / © Etude Brioult Vernon

Peinte en 1922 par Constantin Korovine, l’huile sur toile « la Véranda » a été vendue ce samedi 28 juillet 2018 à Vernon. Un record pour Maître Lydie Brioult.

Par Mathilde Riou

Le tableau avait été acquis à Paris dans les années 1925. Cette huile sur toile de Constantin Korovine était mise en vente par Maître Lydie Brioult ce samedi 28 juillet 2018 à Vernon . L’estimation avant la vente situait l’œuvre entre 50 000 et 80 000 €. Il s’agit du tableau le plus cher jamais adjugé par la commissaire-priseure Lydie Brioult.
Korovine Constantin Alexeïevitch (1861-1939) - La Véranda - daté « Const. Korovine 1922 » en bas à droite 87 x 64,5 cm. / © Etude Brioult Vernon
Korovine Constantin Alexeïevitch (1861-1939) - La Véranda - daté « Const. Korovine 1922 » en bas à droite 87 x 64,5 cm. / © Etude Brioult Vernon

Peinte en 1922, elle témoigne des dernières années impressionnistes de l’artiste russe, la période la plus prisée des collectionneurs. Korovine était tombé sous le charme de Monet, Renoir ou Pissaro. Il a longtemps peint le Paris nocture avant qu’il n’achete une villa en Crimée qui lui inspira de nombreux intérieurs et notamment toute une série de vérandas.

Dans des couleurs printanières, cette toile s’inscrit dans le cycle des paysages de Crimée que Korovine commença à Gourzuf en 1910. Elle laisse apparaître la véranda dans un axe transversal, accentué par la lumière estivale qui se reflète en larges bandes de lumière blanche aux éclats oranges sur le parquet. La manière de l’artiste est proche du croquis et cache une rare connaissance du jeu des couleurs et des nuances de verts qui contrastent avec un violet d’une calme douceur.

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Le tableau représente la véranda prise dans un axe transversal accentué par la lumière estivale qui se reflète en larges bandes de lumière blanche aux éclats oranges sur le parquet.
La manière de l’artiste est proche du croquis et cache une rare connaissance du jeu des couleurs et des nuances de verts qui contrastent avec un violet d’une calme douceur.
Il s’agit d’une des dernières toiles importantes faites en Russie, témoignage d’une Russie rêvée qui survit à travers l’art, malgré les bouleversements de l’histoire.
 

Un autre record à 1 085 136 d’euros

Un autre record date de 2007 à Londres enregistré pour une œuvre impressionniste de Korovine : une vue de Gourzuf de 1912 adjugée plus d’1 million d’euros. Estimée entre 50 000 et 80 000 euros, la toile pourrait ainsi créer la surprise. Elle dévoilait la même véranda, prise sous un angle de vue différent, mais avec un style en tout point similaire, caractéristique de la période impressionniste. 

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