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Gilets Jaunes : les évêques de Normandie appellent à cesser toute violence

Monseigneur Jacques Habert, évêque de Séez, le 7 décembre 2018. / © France 3 Normandie
Monseigneur Jacques Habert, évêque de Séez, le 7 décembre 2018. / © France 3 Normandie

Dans une tribune publiée cette semaine, les six évêques des diocèses normands exhortent la société à renouer avec le dialogue. "Évitons de tomber dans un processus insurrectionnel. Il n'y aura aucun vainqueur, que des perdants", s'inquiète Mgr Jacques Habert.

Par Pierre-Marie Puaud

"On n'aurai pas pensé à écrire ce texte il y a encore quinze jours. L'actualité pressante nous y a conduit, explique Mgr Jacques Habert. Les six évêques de Normandie disent avoir été saisi par l'extrême violence de certaines manifestation. Ils se disent aussi préoccupés par "les cris de souffrance" entendus lors des manifestations.
 

"Notre première réflexion est un appel à cesser toute violence. Celle-ci a des formes manifestes, physique ou verbale, et d’autres plus subtiles. L’injustice, le mépris ou l’ignorance sont aussi des violences. Mais une violence n’en justifie pas une autre" écrivent-ils dans une tribune publiée le 6 décembre.
 

"Penser l’économie sans la fraternité est stérile."


"Il y a des situations que nous rencontrons dans le monde rural. Je vois des gens qui souffrent, qui n'ont pas d'espérance et d'avenir, souligne Mgr Habert. Les politiques le savent. Je crois qu'il faut prendre certainement des mesures d'urgence, peut-être lancer une réflexion nationale. En tout cas, nous ne pouvions pas pouvions pas nous taire".

Les évêques appellent les chrétiens à prêcher la bonne parole : "soyons convaincants auprès de notre voisin tenté par la violence". Ils plaident pour que la société et "ses corps intermédiaires" renoue avec le dialogue pour dessiner un nouvel horizon : "ni l’écologie ni la solidarité ne se trouvent dans la consommation devenue obsédante pour tous, ceux qui doivent survivre, ceux qui sont dans la crainte de perdre du pouvoir d’achat ou en veulent toujours plus, ceux qui ont perdu toute mesure dans l’argent ostentatoire."

 

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