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Le maire de Bernay assigne en justice la ministre de la Santé pour dénigrement

L'entrée du centre hospitalier de Bernay-Archives 2018 / © France 3 Normandie
L'entrée du centre hospitalier de Bernay-Archives 2018 / © France 3 Normandie

Nouvel épisode dans le feuilleton de la possible fermeture de la maternité de Bernay (Eure) après les propos d'Agnès Buzyn sur l'antenne de France 3 Normandie
 

Par Richard Plumet

Les actions débutées en 2018 pour tenter d'empêcher la fermeture de la maternité de Bernay (fermeture programmée pour le 1er février 2019 par l'Agence Régionale de Santé), se poursuivent sur le terrain judiciaire.

Venue à Rouen le 13 octobre dernier, Agnès Buzin, interrogée par une équipe de la rédaction de France 3 Normandie, avait évoqué l'avenir de la maternité de Bernay et notamment déclaré :

On ne peut pas se permettre d'avoir une maternité ouverte avec une liste des gardes où il y a des trous et des nuits entières où il n'y a pas d'obstétricien. Donc, en cas de césarienne, nous n'avons personne pour la faire. C'est un risque majeur

Déclaration d'Agnès Buzin à Rouen le 13 octobre 2018


⇒  Notre article publié le 13 octobre 2018 :


Dénigrement et préjudice moral

Des propos qui ont choqué les opposants à la fermeture de cette maternité, dont le maire de la commune et le syndicat FO Santé.
Ils ont assigné devant la justice civile la ministre de la Santé, pour dénigrement. Ils demandent chacun, en réparation de leur préjudice moral, la somme de 3000 euros.

L'avocat des requérants, Pierre Jalet, a expliqué à l'AFP que "ce propos, proféré par la plus haute autorité française dans le domaine de la santé, s'inscrit dans une démarche délibérée de dénigrement destinée à ternir l'image de cet établissement de santé afin de justifier la fermeture du service de gynéco-obstétrique".

En réponse aux propos d'Agnès Buzin, les opposants à la fermeture de la maternité de Bernay affirment qu'il n'y a pas eu de "risques majeurs".


Le personnel soignant et le chef de service gynéco-obstétrique sont en mesure de démontrer que la totalité des gardes de jour et de nuit ont toujours été organisées et les opérations urgentes dûment réalisées de jour comme de nuit


lui répondent les 21 requérants dans leur assignation. Des plannings de garde, transmis par le syndicat FO santé à l'AFP, semblent accréditer cette affirmation.
 

En visite à Rouen, Agnès Buzyn évoque le sort de la maternité de Bernay

Samedi 13 octobre 2018 au matin, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal sont venues défendre le plan Santé 2022 à Rouen. Alors que la Normandie souffre d'un secteur de la santé en crise, la ministre de la Santé s'est aussi exprimée au micro de France 3 Normandie sur les sujets brûlants de la région.



 

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