Remade : quatre offres de reprises étudiées jeudi au tribunal de Rouen et beaucoup de pertes d'emplois

Remade dans la tourmente après la belle histoire / © France 3 Normandie
Remade dans la tourmente après la belle histoire / © France 3 Normandie

En 5 ans la belle histoire est devenue fiasco. Quatre offres de reprises sont sur le bureau des juges du tribunal de commerce de Rouen, chargé du redressement de Remade. De 330 salariés, Remade passera t-il à 143, 20, 32 ou 15? L'audience du jeudi 28 novembre est très attendue.

Par Avec AFP

Depuis la fin de l'été, plus rien n'est pareil dans le sud Manche. L'immense espoir porté par Remade, et ses Iphone reconditionné, est retombé comme un spoufflet. Même si certains n'y croient pas encore. La réalité se durcit avec la réalité de l'audience prévue , jeudi 28 novembre au tribunal de commerce de Rouen.
 

Il y a évidemment une vraie inquiétude. Les salariés craignent que le redressement judiciaire ne soit converti en liquidation (Sophia Garcia, secrétaire CFDT du CSE)

 

Quatre offres et très très peu d'emplois


"Quatre offres ont été déposées", a précisé Mme Garcia."Elles reprendraient 143 salariés, 20, 32 ou 15" a-t-elle précisé.
 

Remade (au moins 330 salariés), en redressement judiciaire, et soupçonnée de faux bilan et fausses factures, après avoir affiché une ascension fulgurante.

Aucune offre acceptable ?

 L'offre de reprise de 143 salariés déposée par l'ancien PDG et fondateur du groupe Matthieu Millet est "ridicule", selon Thomas Hollande, l'avocat du CSE.
  

 "Aucune offre n'est à ce jour recevable en l'état. L'espoir le plus concret est que le tribunal considère qu'au regard du sérieux de trois des candidats, il prolonge la période d'observation pour leur permettre d'améliorer leurs offres", a ajouté Me Hollande.
  
"Les différents repreneurs mettraient entre 200.000 et 1,2 million d'euros en prix de cession sur la table pour récupérer notamment le stock de 25.000 à 33.000i-phones reconditionnés prêts à être commercialisés", a ajouté un porte-parole de la direction interrogé par l'AFP. 
    

Les salariés à Rouen, jeudi


Selon la CFDT, qui a prévu un car pour Rouen jeudi, l'audience prévue à 15h00 n'est pas publique.
Mais l'heure n'a pas été confirmée par le Tribunal de commerce. 


 Selon la CFDT, le tribunal examine jeudi la situation de Remade Group, dont la principale société Remade SAS emploie environ 350 personnes à Poilley, près duMont-Saint-Michel mais qui inclut également des filiales logistiques. Selon la direction Remade SAS compte 330 salariés.
  
 Mi-septembre, la direction avait indiqué que le groupe Remade employait 680 personnes dont 450 au sein de Remade SAS à Poilley et Tanis, deux communes voisines.

Parallèlement Remade fait l'objet d'une enquête préliminaire pour faux bilan et fausses factures ouverte fin septembre, a indiqué à l'AFP le procureur de Coutances, Cyrille Lacombe.
    
Surfant sur l'économie circulaire du smartphone, la société avait connu une ascension fulgurante. Fondée en 2014, elle employait 250 personnes à Poilley début 2017.
    

 

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