Pascal Delacour, des vagues de la Manche jusqu'aux dunes...du désert saoudien

Cette semaine, C sports vous emmène à Granville rencontrer Pascal Delacour. Dans la famille, on est pêcheur de père en fils. Mais le Normand a laissé durant quelques semaines son bateau et ses filets pour un bolide sur la dernière édition du Dakar.
Cette semaine C Sports vous emmène rencontre un marin pêcheur granvillais. Sur le dernier Dakar, le capitaine Pascal Delacour est devenu copilote
Cette semaine C Sports vous emmène rencontre un marin pêcheur granvillais. Sur le dernier Dakar, le capitaine Pascal Delacour est devenu copilote
Il n'y a pas d'âge pour réaliser ses rêves. A cinquante ans tout rond, Pascal Delacour a réalisé le sien. Son terrain de jeu quotidien, c'est la mer. Dans la famille, on est marin-pêcheur de père en fils. Mais durant quinze jours, le capitaine granvillais a laissé au port son chalutier et son fidèle lieutenant, Opale, pour une toute autre navigation. Les vagues froides de la Manche ont laissé place aux dunes brûlantes du désert saoudien.
 
Pascal Delacour, des vagues de la Manche jusqu'aux dunes...saoudiennes

Reportage de Florent Turpin, Carole Lefrançois, Régis Saint-Estève, Pierre-Claude Gaumerd et Fabirce Lefeuvre


"Une chasse au trésor tous les jours"

Pascal Delacour a quitté Granville début janvier pour participer au Dakar, le plus célèbre des rallye raid qui se déroulait cette année en Arabie Saoudite. Avant d'embarquer à bord du buggy de Dominique Housieaux, un pilote très expérimenté, l'homme de mer a longuement travaillé dans les cales de son navire pour étudier des dizaines de road books et tenter de percer les secrets du désert. "J'ai toujours aimé la chasse au trésor et de trouver sa route, la meilleure, la plus rapidement possible, quand c'est réussi la chasse est gagnée", raconte le copilote, "L'avantage du rallye raid c'est que c'est une chasse au trésor tous les jours car ça change tous les jours !"

Malgré la distance et le dépaysement, le marin-pêcheur granvillais s'est senti très vite comme chez lui dans les remous du désert saoudien. "On est en mer complètement, surtout dans les passage de dunes", raconte Pascal Delacour, "Plus les dunes sont grosses, le pilote biaise, il ne les prend pas de front. En mer c'est pareil. Si la mer est trop grosse, il faut biaiser aussi. De face, ça ne passe pas toujours. Donc, le mouvement qu'on peut avoir dans le passage de dune est exactement le même que sur un bateau de pêche."

Sans oublier le sentiment de liberté, un amour des grands espaces que le Normand a retrouvé dans les sables du désert. "C'est la plus belle course au monde en rallye raid. J'ai atteint le graal pour moi dans mes rêves."

 
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