Manche : les déboires financiers de l'entreprise de vélos électriques Mobiky-Tech

L'entreprise Mobiky-Tech a été placée en redressement judiciaire le 25 juin 2019. / © France 3 Normandie
L'entreprise Mobiky-Tech a été placée en redressement judiciaire le 25 juin 2019. / © France 3 Normandie

L'entreprise manchoise Mobiky-Tech, filiale d'Easy bike depuis 2013, est spécialisée dans le vélo à assistance électrique. Même si ce moyen de transport reste très tendance, la société vient d'être placée en redressement judiciaire.

 

Par PC/ HJ

En 2013, c'est le retour en France de la marque Solex, avec le rachat de Mobiky-Tech à Saint-Lô (50) par le groupe Easy bike. Le fabricant normand de vélos a alors de belles perspectives devant lui. L'entreprise s’installe deux ans plus tard dans une usine de 4000 m2 pour se lancer à fond dans la production de VAE, les velos à assitance électrique pour Solex, Matra et Easy bike.

Jusqu'en debut d’année, tous les voyants étaeint au vert : 13 000 vélos produits en 2018 et la perspecive d’un carnet de commandes multiplié au moins par trois, avec les lois anti-dumping de l’Union européénne, adoptées sur les vélos fabriqués en Chine. Toutes les 3min30, un vélo sort des ateliers de cette entreprise, référence du savoir-faire français.

L’usine de Saint-Lô a recruté. Elle est passée de 45 personnes à 53 salariés aujourd’hui. Et 11 nouvelles embauches sont prévues d'ici fin août. D'ici fin décembre, 60 000 deux-roues seront fabriqués.
 

En redressement judiciaire

Mais aujourd'hui, l'entreprise fait face à d'importants problèmes de trésorerie. Fin avril, le passif s'élevait à 861 000 euros dont 141 000 euros de charges patronales non réglées à l'Urssaf.

Autre dette impayée : celle à l’agglomération pour le loyer de l’usine avec le prêt de 3,9 millions d’euros contracté a l’époque. Même si la collectivité vient d’accepter d'étaler les paiements, cela ne suffit pas. C'est ce qui explique la decision de redressement judiciaire prise par le tribunal de commerce de Coutances, le 25 juin dernier. Mobiky-Tech a six mois pour redtresser la barre.
 
Reportage d'Hélène Jacques et Claude Leloche 

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