#NonAuHarcèlement : journée de sensibilisation dans les écoles

Une affiche réalisée par des élèves. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/PIERRE AUGROS
Une affiche réalisée par des élèves. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/PIERRE AUGROS

Depuis 2015, le premier jeudi du mois de novembre est consacré à la journée nationale de lutte contre le harcèlement. Cette campagne a plusieurs objectifs : la formation des professionnels et une meilleure prise en charge des victimes. L’occasion de libérer la parole dans les écoles.

Par SN

Ce jeudi 9 novembre marque la 3ème édition  de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire. Cette année c’est le rôle décisif des témoins qui est mis  en avant. Qu'il soit en ligne ou hors ligne, être témoin de harcèlement est fréquent, et il n’est pas toujours facile de trouver les gestes, les mots, les postures qu’il faut lorsque l’on a connaissance d’une situation:  ce  sont  des  choses  qui s’apprennent. 

Certains établissements ont mis en place des dispositifs impliquant les élèves. Ainsi, des "copains vigilants", des "helpers" peuvent être désignés dans les classes. La ligue des professeurs a propsé deux dispositifs simultanés: L'objectif étant de marginaliser les situations de harcèlement, donner un rôle social aux élèves pour les rendre "citoyens responsables". 

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Le harcèlement,c'est quoi?


Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. A l'école, elle peut prendre différentes formes: les intimidations, insultes, moqueries ou menaces, même en ligne. Aussi, la propagation de rumeurs, le piratage de comptes et l’usurpation d’identité digitale, la création d’un sujet de discussion, d’un groupe ou d’une page sur un réseau social à l’encontre d’un camarade de classe etc. Cette liste est évidememnt non exhaustive.


Le harcèlment, quelles sanctions? 


Le harcèlement à l'école est puni par la loi. Les faits sont punis même s'ils n'ont pas été commis dans les bâtiments de l'école, collège ou du lycée. En cas de condamnation, les parents des auteurs mineurs peuvent être amenés à indemniser les parents d'une victime. L'État est lui responsable des fautes des personnels éducatifs. 

La victime peut porter plainte contre le ou les auteurs du harcèlement quel que soit leur âge. Il a 6 ans après les faits pour déposer plainte. 
  • L'auteur mineur de harcèlement risque une peine de 6 mois de prison et 7 500 € d'amende.
  • L'ateur majeur de harcèlement risque une peine de 1 an de prison, et 15 000 € d'amende.

Interview de Tony Derebergue, conseiller sécurité et référent académique pour la lutte contre le harcèlement.




                                    Quelques Chiffres
  • 55% des élèves en situation de harcèlement sont touchés par la cyberviolence
Les  filles  sont  davantage  exposées  à  des  formes  spécifiques  de  cyberviolence,  à  caractèresexiste et sexuel (cybersexisme). Elles sont notamment trois fois plus touchées par des actes de sexting.
 
  • 55 828 sollicitations et 14 445 appels ont été traités via le numéro vert  3020
  • 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, dont la moitié de manière sévère, soit 5 à 6%   des  élèves  au total



Si vous êtes victime, témoin, ou parents d'un enfant harcelé plus d'informations sur le site de l'éducation nationale: www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ 

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