Attaque terroriste à la prison de Condé-sur-Sarthe: 4 des 5 détenus interpellés lundi vont être mis en examen

A Condé-sur-Sarthe, photo d'illustration / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
A Condé-sur-Sarthe, photo d'illustration / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le 18 mars dernier, la police judiciaire, accompagnée du RAID, a procédé à cinq interpellations dans le cadre de l'enquête sur l'attaque terrorsite perpétré le 5 mars dernier dans la prison de Condé-sur-Sarthe. Quatre de ces détenus vont être rapidement mis en examen pour "complicité"

Par CM et AFP

Lundi dernière, près de deux semaines après l'attaque terroriste perpétrée par le détenu Michaël Chiolo et sa compagne, la police judiciaire, accompagnée d'gents du RAID, a procédé à cinq interpellations dans l'enceinte de la prison de Condé-sur-Sarthe. Les détenus, nés entre 1983 et 1991, ont été placés dans la foulée en garde à vue pour "complicité de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Selon nos confrères du Parisien, au moins deux d'entre eux étaient connus des services de renseignement.

Le Parquet a annoncé que quatre de ces cinq détenus vont être déférés ce vendredi pour être présentés à un juge d'instruction. Une information judiciaire doit être ouverte pour "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", "complicité" de ces crimes et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Les quatre individus devraient être mis en examen pour ces motifs.

Selon notre confrère de RTL, Thomas Prouteau, l'un d'entre eux a été condamné en 2017 à 28 ans de prison pour l'attaque d'une épicerie casher.
 

Concernant le cinquième détenu, interpellé lundi dernier, sa garde à vue a été levée ce jeudi soir. Ces interpellations ont été ordonnées suite à des écoute menées par le renseignement pénitentiaire. Il y avait des éléments provenant de ces écoutes qui ont permis "la judiciarisation et le démantèlement d'une cellule d'individus radicalisés" et "leur placement en
garde à vue
", a détaillé à l'AFP une source judiciaire.
 

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