Les deux surveillants blessés lors de l'attaque terroriste de Condé-sur-Sarthe décorés par la République

© F3Normandie/Nicolas Corbard
© F3Normandie/Nicolas Corbard

Alors que le blocage de la prison de Condé-sur-Sarthe se poursuit ce mardi 19 mars, les deux surveillants blessés dans l'attaque terroriste du 5 mars ont été nommés chevalier dans l'ordre national du Mérite.

Par CM

Deux semaines jour pour jour après l'attaque terroriste perpétré au sein de l'établissement, la prison de Condé-sur-Sarthe est toujours bloquée par le personnel. Les surveillants sont encore mobilisés en nombre devant l'entrée du centre pénitentiaire. Comme les jours précédents, les gendarmes mobiles sont intervenus pour assurer l'approvisionnement en nourriture et permettre aux Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de relayer leurs collègues, chargés de la surveillance des détenus.

Live Facebook réalisé ce mardi matin par FO pénitentiaire à Condé-sur-Sarthe


Les deux surveillants blessés distingués

Deux surveillants de l'établissement ont été blessés le 5 mars dernier dans l'attaque terroriste perpétré par le détenu Michaël Chiolo et sa compagne. Les deux hommes viennent d'être distingués par la République. Ce lundi 18 mars, un décret a été publié pour nommer Olivier et Yannick chevalier dans l'ordre national du Mérite, le second ordre national après la légion d'honneur.
 


Cinq détenus interpellés grâce à des écoutes

La journée du lundi 18 mars a également été marquée par l'intervention du RAID et de la police judiciaire au sein de la prison de Condé-sur-Sarthe.  Nés en 1983 et 1991, ils ont été placés en garde à vue pour "complicité
de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste
" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".  

Trois d'entre eux ont été entendus par la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et les deux autres par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). C'est à la suite d'écoutes menées par le renseignement pénitentiaire que ces interpellations ont eu lieu. Selon nos confrères du Parisien, au moins deux d'entre eux présentent "un profil inquiétant" et sont "connus des services de renseignement". Le quotidien affirme que les cinq individus auraient encouragé Michaël Chiolo à passer à l'acte.
 

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