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Verbalisés pour un sweat shirt RIC porté pendant une manifestation ? Pas si simple..

Béatrice montre le sweat shirt qu'elle portait samedi dernier
Béatrice montre le sweat shirt qu'elle portait samedi dernier

Béatrice et Jerôme, deux Ornais, ont fait partie des 49 personnes verbalisées lors des manifestations de Gilets jaunes de samedi dernier, à Paris. Leur tenue vestimentaire a permis de les identifier comme des manifestants dans un périmètre interdit. Explications :

Par L.A.

Deux Ornais ont-ils été verbalisés à cause d'un sweat-shirt "oui au RIC ?"

D'une certaine manière, oui. Mais ils n'ont pas été verbalisés parce que le port de ce vêtement est prohibé. Ils ont été verbalisés parce qu'ils marchaient dans une zone interdite à la manifestation et que leur tenue laissait supposer qu'ils étaient tous deux des manifestants.

Béatrice n'en démord pas. Selon elle, elle ne manifestait pas. Pourtant, c'est bien d'une amende de 135 euros, une contravention de quatrième classe pour "participation à une manifestation sur la voie publique, interdite" qu'elle a écopé le 23 mars dernier avec son ami Jérôme.

Une autre personne les accompagnait et a également était verbalisée. Elle ne portait pas le même vêtement mais avait un brassard jaune dans sa poche et du sérum physiologique. Le sweat shirt n'y était donc pour rien.

Les explications de Béatrice :

Samedi 23 mars, Jérôme et Béatrice avaient décidé de se rendre à Paris pour manifester dans le cadre de la mobilisation des "gilets jaunes". Le cortège parisien s'est élancé en début d'après-midi. Leur contravention a été dressée à 15h43.

Les deux Ornais affirment qu'ils avaient terminé leur journée de mobilisation quand ils ont été abordés par des policiers, alors qu’ils cherchaient à rejoindre le métro place de l'Étoile.

Le couple a refusé de signer la contravention et entend la contester dès qu'ils la recevront officiellement.

49 verbalisations à Paris

Les forces de l'ordre ont verbalisé 49 personnes à Paris ce jour-là et procédé à 70 interpellations. Interrogé par FranceInfo, Thomas Toussaint, secrétaire national du syndicat Unsa-Police, confirme qu'il n'est pas inhabituel que la tenue de la personne contrôlée soit considérée comme un signe de l'intention de manifester. Sur la contravention elle-même est indiqué "mention obligatoire du ou des éléements attestant que le contrevenant est un manifestant (slogan, vêtement distinctif, comportement).

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