Portraits de femmes, en attendant le 8 mars... [feuilleton]

De G à D et de haut en bas Sabine Devielhe, Astrid Granger, Sonia Krimi et Annie Berger / © F3 Normandie
De G à D et de haut en bas Sabine Devielhe, Astrid Granger, Sonia Krimi et Annie Berger / © F3 Normandie

Quatre Normandes pour quatre portraits, en attendant la journée des femmes 2018, ce 8 mars : Sabine Devielhe, Astrid Granger, Sonia Krimi et Annie Berger.

Par PM Puaud & CG

A quelques jours de la journée internationale qui leur est consacré ce 8 mars, le feuilleton de la semaine met les femmes à l'honneur. Nous vous proposons quatre portraits, pour quatre femmes totalement investies et engagées dans leur passion.

Sabine Devieilhe

Pour commencer cette galerie de portraits, place à la soprano colorature Sabine Devieilhe. Originaire de Ifs (Calvados, près de Caen), agée de 32 ans, elle vient d'être sacrée pour la deuxième fois "artiste lyrique de l'année 2018" il y a dix jours aux 25èmes Victoires de la musique. Et c'est pour son dernier album "Mirages" qu'elle a également reçu la Victoire du Meilleur enregistrement de l'année, un disque où elle est entourée de l'Ensemble les Siècles dirigé par François-Xavier Roth, Marianne Crebassa, Alexandre Tharaud et Jodie Devos.


Ci-dessous Sabine Devieilhe, invitée de France Musique le 14 novembre 2017 pour la présentation de son disque "Mirages". Cliquez sur le logo France Musique
Sabine Devielhe ne s'était pas destinée à une carrière de soliste d'opéra, elle a pratiqué ses premières gammes au violoncelle, dès l'âge de six ans. Plus tard elle a fréquenté le Conservatoire de Caen. Mais c'est à Rennes, lorsqu'elle poursuivait ses études de musicologie qu'elle a eu l'occasion de chanter dans les Choeurs de l'opéra locaux en 2002. Cette passion naissante ne l'a jamais quittée, portée par les louanges de ses maîtres. Elles sort Premier prix à l'unanimité du Conservatoire national supérieur  de musique et de danse de Paris en 2011. Concerts et disques s'enchaînent depuis, pour le plus grand bonheur de ses admirateurs.


Reportage de Pierre Marie Puaud, Suzana Nevenkic, Sadine Daniel, Patrick Mertz, Marc Michel et Bastien Odolant
Sabine Devieilhe, soprano colorature caennaise - Portrait pr feuilleton 1 sur 4 mars 2018


Sonia Krimi


Sonia Krimi a défrayé la chronique lors de son élection gagnée de haute lutte l'an passé dans le Nord-Cotentin. Et la revoilà sous les projecteurs en ce début d'année avec ses engagements sur la loi asile-immigration. On la savait hyperactive. Serait-elle aussi frondeuse ? Elle en réfute la définition. D’origine tunisienne et d’un milieu modeste, venue en France pour ses études supérieures, elle se voit comme un vrai « produit » de la méritocratie française et une citoyenne engagée dans le débat démocratique, cette grande vertu républicaine.

Reportage de Rémi Mauger, Cyril Duponchel, Juliette Pierens et Fabrice Lefeuvre
 

Sonia Krimi, députée de la Manche - portait pour feuilleton Journée des femmes 7 mars 2018


 

Annie Berger


Annie Berger, militante du droit des femmes, de la citoyenneté, de la coopération, de l’éducation et de la culture populaire. Elle est une infatigable femme d’engagements. Pour le droit d’asile, pour le droit au logement, au travail. Co-fondatrice de la Maison des solidarités à Caen, elle créa aussi l’Ardes, l’Association Régionale pour le Développement de l’Economie Solidaire. C’est sous son impulsion (en compagnie du mouvement AtD-Quart Monde) que se développe l’expérience Territoire Zéro chômeur à Colombelles. D’Annie Berger on connait un peu moins L’APAT, l’association des amis du printemps arabe et de la Tunisie, qui pourtant mérite le détour.

Reportage de  Rémi Mauger, Cyril Duponchel, Caroline Vilcocq et Fabrice Lefeuvre

Annie Bergé, une femme militante engagée dans la solidarité - feuilleton journée des femmes 3 sur 4 mars 2018

La Maison des solidarités à Caen accueille une quarantaine de structures de l'économie solidaire. Elle est située le long de l'Orne, au 51 quai de Juillet.



Astrid Granger


Astrid Granger, agricultrice, éleveuse et productrice de céréales près de Balleroy entre le Bessin et la Manche. Elle est l'une des fondatrices de l'association Les Foulards noirs qui ne cesse de sonner l'alarme sur la détresse des agriculteurs sans revenu. Elle est sur tous les fronts, très souvent « vue  à la télé ». Militante des JA Jeunes Agriculteurs, elle aspire désormais à un peu plus de calme mais ne renie rien de tous ses combats aux avant-postes depuis trois ans. Fortes de leur notoriété médiatique les femmes des Foulards noirs viennent d'avoir la visite surprise de Brigitte Macron dans la ferme d'Astrid Granger. Ça ne met pas de beurre dans les épinards mais un peu de reconnaissance et de dialogue ça ne peut pas faire de mal… 
Le documentaire de Anne Gintzburger "Les camps de la colère" sur Les foulards noirs est à revoir sur France 5 replay

Portrait Astrid Granger fondatrice de l'association les Foulards Noirs - feuilleton mars 2018

Le programme de la journée du 8 mars 2018 en France


Des groupes et associations de femmes préparent des actions en France, choisissez la vôtre et ajoutez les vôtres sur le site 8mars.info.

 



...à suivre...

Un projet de loi en 2018

Le 25 novembre 2017, à l’occasion de la journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, l’égalité femmes-hommes a été décrétée grande cause du quinquennat. D’importants progrès restent à faire en matière de violences faites aux femmes.

Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Ce texte, qui doit être discuté lors du Conseil des ministres du 7 mars 2018 et présenté fin mars, vise notamment à allonger à 30 ans après la majorité le délai de prescription pour les mineurs victimes de viol, à fixer un âge minimal de consentement à un acte sexuel et à pénaliser le harcèlement de rue.

Deux rapports présentés fin février 2018 doivent alimenter la réflexion du gouvernement et du Parlement. Le premier rapport de la délégation des droits des femmes de l’Assemblée nationale traite du viol. Le second rapport, commandé par Marlène Schiappa, porte sur la verbalisation du harcèlement de rue. Il recommande de créer un outrage sexiste et sexuel puni d’une amende allant de 90 à 750 euros. Il s’agit de sanctionner les gestes déplacés, les sifflements, les regards insistants ou remarques obscènes ou le fait de suivre quelqu’un, etc.
(source www.viepublique.fr )

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