Pourquoi faudrait-il faire un stage de self-defense ?

© Corinna Kern/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP
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En Normandie, des clubs de judo proposent des cours de self-défense. Qu'y apprend-on ? A-t-on besoin d'un bon niveau sportif ? Les explications d'une enseignante et le témoignage d'une pratiquante. 

Par Aurélie Misery


Le club de Troarn organise vendredi 7 février un stage de "self-défense". "C'est une adaptation du Ju-jitsu", explique Eric Thomas, Président du club. Un stage ouvert à toutes les femmes à partir de 15 ans. "Il n'y a pas besoin d'avoir un niveau particulier en judo. L'idée est d'être capable de parer une attaque à mains nues, au couteau ou au revolver. Et surtout de prendre confiance en soi."

Ann Caron, professeure de judo confirme : "C'est important d'avoir confiance en soi, car souvent c'est la peur qui tétanise. Mais quelle que soit sa condition physique, si on reste maître de soi, on est capable de tordre un poignet pour se dégager.

Et pas besoin d'être sportif de haut niveau ou costaud, l'essentiel est de maîtriser le bon geste technique. 
 

Alerter, se dégager et fuir !

Le cours placera les stagiaires dans des situations réelles "pour se familiariser avec le corps-à-corps", explique la professeure de judo. 

Parmi les stagaires, certains ont déjà connu des situations d'agressivité, "comme ces personnes soignantes qui travaillent en hôpital psychiatrique." 

Sabrina Hauvel, elle, a déjà participé à deux stages. Cette mère de famille de 38 ans pratique le Taïso, une discipline du judo qui met l'accent sur le renforcement musculaire et l'entretien cardio-respiratoire. Lorsque le club a proposé d'essayer le self-défense, elle n'a pas hésité. "Jeune, j'avais connu une expérience désagréable, se souvient-elle. Et en tant que femme, on peut être confrontée à des gestes déplacés. Et puis, je suis maman d'une fille de 7 ans. Je veux pouvoir lui montrer pour plus tard. " 

Pendant deux séances de deux heures chacune, Sabrina a appris à faire face à un agresseur. " Des gestes accessibles à tous, souligne-t-elle. Comme essayer de ne pas se faire immobiliser par les bras." Les séances abordent des situations très concrètes, par exemple comment réagir si on nous arrache notre sac à main, ou s'il l'on nous tire par les cheveux. "Surtout, on nous apprend à ne pas paniquer, mais un, à alerter, deux, à se dégager pour fuir.



 

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