Journée mondiale contre le SIDA : le point sur l'épidémie en Normandie

Les médecins incitent plus que jamais au dépistage du VIH. En France, Il a chuté de 60% au printemps 2020 à cause de la pandémie de coronavirus. La vie des personnes atteintes du VIH s'améliore pourtant considérablement grâce aux antirétrroviraux quand la détection du VIH est précoce.
Le dépistage du HIV avec une goutte de sang
Le dépistage du HIV avec une goutte de sang © Valéry Hache/ Agence France Presse

Les chiffres du SIDA et du VIH en Normandie sont provisoires.  Le Covid-19 a mobilisé les services d'infectiologie en 2020, le suivi des patients séropositifs a souvent été perturbé. Il y a eu selon Santé Publique France une "sous déclaration importante des données 2019".

► En Normandie, les statistiques provisoires pour 2019 (source : santé publique France et COREVIH, comité de coordination de la lutte contre les IST et le VIH de Normandie)


Santé Publique France recense 119 nouveaux cas de VIH en Normandie en 2019. Un chiffre qui sera revu plus tard. Des centres de dépistage ont fermé lors du premier confinement. Le Covid-19 a entrainé des renoncements au dépistage ou aux consultations. Des faits lourds de conséquence, comme on l'observe pour les cancers. 

Selon "Santé Publique France",  28% des français ont reporté le dépistage VIH, et infections sexuellement transmissibles, 34% des séropositifs ont reporté une consultation de suivi du VIH.

Des centres de dépistage en Normandie

En Normandie, les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic  (CeGIDD) n'ont pas fermé pour ce second confinement. Leurs créneaux d'ouverture dépendent de la disponibilité des médecins (en fonction de l'évolution des besoins des hôpitaux liés au Covid 19)

Il est aussi possible d'acheter des autotests en pharmacie. 
 
Le dépistage précoce permet de commencer sans tarder des traitements qui améliorent la vie et donnent des perspectives aux patients.

"L’efficacité des traitements antirétroviraux qui permettent aujourd’hui aux personnes séropositives de vivre en bonne santé, avec une espérance de vie identique à celles de personnes séronégatives, sans risque de transmettre le virus, reste méconnue, y compris des populations les plus concernées par le VIH"

"Une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne peut pas transmettre le virus, même lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif"

(source : Santé Publique France)

Pour ce 1er décembre, des campagnes d'information ont pour thème les discriminations et intolérances vis-à-vis des personnes séropositives. 

 
Campagne 2020 Aides contre les discriminations

 
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