Présidentielle 2022 : "Horizons", le nouveau parti d’Edouard Philippe pour soutenir Emmanuel Macron

A six mois de l'élection présidentielle, le maire du Havre a lancé son propre parti politique ce samedi 9 octobre 2021. Baptisé "Horizons", son parti a pour objectif de "participer à la constitution d'une nouvelle offre politique" et élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron.

Quinze mois après son départ de Matignon, Edouard Philippe lance ce samedi 9 octobre 2021 son propre parti au Havre (Seine-Maritime). Baptisé "Horizons", le maire de la cité Océane souhaite "participer à la constitution d'une nouvelle offre politique" et élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron.

"Avec Horizons, nous allons définir une stratégie pour la France, c'est une aventure collective", a lancé l'ancien Premier ministre (ex-LR) dans sa ville du Havre, en expliquant que le nom avait été choisi "parce qu'il faut voir loin".

 

Revivez le lancement de la création de son parti

Dans sa ville du Havre, l'ancien Premier ministre a dévoilé le nom et les contours de ce parti en présence de nombreux parlementaires de la majorité. 

13h40 : La stratégie doit reposer sur l’école et l’éducation, le goût de la science à notre pays, la compétitivité de notre pays. "Ce qui tient la France c’est sa capacité à se projeter en avant c’est une nation politique."

13h28 : Après plus d'un heure et demi de discours, Edouard Philippe annonce enfin le nom de son parti : Horizons. "Le positionnement d'Horizons, c'est... devant ! Dans une logique de partenariat et d'élargissement."

13h23 : "Les partis sont mal aimés mais ils sont nécessaires à notre démocratie. Ils doivent permettre d’enrichir le débat public. Donc je vais créer un parti, un vrai avec des statuts et une charte des valeurs."

13h16 : "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On fait un parti". Edouard Philippe sur le point d'annoncer le nom de son parti.

Mon objectif en 2022 est que le président de la République Emmanuel Macron soit réélu.

Edouard Philippe

Edouard Philippe souhaite "construire un socle de stabilité" sur lequel s'appuiera le président Emmanuel Macron,"en créant un parti politique."

13h10 : “Nous devons construire un nouvel Etat et je voudrais essayer de l'engager avec vous.” Il faut "nous poser la question de savoir si les institutions, les réglementations, les structurations de l'État que nous connaissons sont adaptées à l'évolution du monde que je viens de décrire (...) cela va être compliqué."

12h55 : Au sujet de l'environnement, Edouard Philippe mise sur la “préservation des ressource et la décarbonation de l'économie”. "Le nucléaire n’est pas la solution à la transition écologique mais sans le nucléaire on n’y arrivera pas. Il faut un mix énergétique."

12h50 : Une heure de discours et on ne connaît toujours pas le nom du parti d'Edouard Philippe. "Oui c'est long, plaisante-t-il, je me sis dit que quitte à faire venir autant de monde ici.."

Le maire de la cité Océane poursuit sur la justice qui selon lui, est "le maillon le plus fragile pour rétablir l’ordre". "Nous avons désinvesti dans notre système judiciaire."

12h47 : Le maire du Havre appelle à "remettre de l'ordre dans nos comptes et de l'ordre dans nos rues". "Nous vivons dans une société de très grande violence (...) La violence n'est pas seulement la violence terrroriste mais aussi celle liée au stupéfiants (...) Le Havre est une porte d'entrée de la cocaïne." 

12h40 : sur la retraite à 67 ans : "l'âge de 67 ans existe aujourd'hui pour un très grand nombre de retraités français"

Le nombre d'actifs qui financent le nombre de retraités baissent (...) nous devons trouver le moyen de compenser, d'équilibrer le système.

Edouard Philippe, maire du Havre

12h20 : "Nous n’arriverons à rien si nous ne remettons pas de l’ordre dans nos comptes et de l’ordre dans nos rues", indique Edouard Philippe en précisant qu'il n'est "pas en train de critiquer le gouvernement, et certainement pas le Président."

12h10 : Edouard Philippe annonce qu'il compte travailler sur quatre axes de travail principaux qu'il nomme les "vertiges" : le vertige demographique, le vertige environnemental, le vertige géopolitique et le vertige technologique. Pour les "conjurer, il faut voir loin".

11h54 “Je veux avec vous construire un mouvement, construire un parti politique, participer à la constitution d'une nouvelle offre politique. (...) C’est un combat démocratique que nous engageons aujourd’hui. Un combat au long cours. Ce que je veux faire avec vous c’est construire une stratégie pour la France."

11h50 : Edouard Philippe fait son entrée sous les applaudissements. “Je suis très heureux de vous accueillir au Havre, dans une ville si centrale.” 

11h35 : Delphine Bürkli, maire du 9e arrondissement de Paris et Christophe Bechu, maire d’Angers s'improvisent chauffeurs de salle. Plus de 3.000 personnes sont présentes au carré des Docks du Havre. Parmi eux, 160 maires, 600 élus locaux sont présents et une soixantaine de parlementaires.

Pourquoi la création d'un parti à 200 jours de la Présidentielle ?

Mais que cherche Edouard Philippe en créant son propre parti ? Dans une interview diffusée le 12 septembre 2021 par nos confrères de TF1 dans l'émission "Sept à Huit",  l'ancien chef du gouvernement avait pourtant déclaré qu'il appuierait la candidature d'Emmanuel Macron en avril 2022, assurant de son soutien avec "loyauté" et "enthousiasme". "Pour l'élection présidentielle de 2022, je soutiendrai le Président de la République." 

"Il va ancrer la place des communes dans le schéma politique, nous expliquait le 13 septembre dernier la députée Firmin-Le-Bodo, c'est sa liberté". Elle même sera membre fondateur du parti d'Edouard Philippe, "en mon nom propre" précise-t-elle, pour ne pas engager son propre parti "Agir", également dans la majorité présidentielle.

La jambe droite de la campagne macroniste

Le mouvement du maire de la cité Océane devrait rallier des élus du centre et de la droite à l'image du rassemblement de Fontainebleau à la fin du mois d'août dernier. Une quarantaine de maires s'étaient retrouvés autour d'Edouard Philippe pour constituer ce qui pourrait être la jambe droite de la campagne macroniste.

Pour le lancement de son parti ce samedi 9 octobre, les trois patrons des groupes parlementaires de la majorité seront présents: Christophe Castaner pour LREM, Patrick Mignola pour le MoDem et Olivier Becht pour Agir. Et au moins une douzaine de députés "marcheurs" -- dont Aurore Bergé, Marie Lebec ou Naïma Moutchou -- ont également fait savoir qu'ils se rendraient "spontanément" au Havre. Avant le week-end, certains confiaient espérer "un nouveau souffle", et faisaient part d'une certaine "fébrilité" de leurs collègues quant à leur participation.

L'initiative d'Edouard Philippe, qui reste la personnalité politique préférée des Français, est en effet suivie de près par la majorité, alors que la macronie tente de structurer la majorité présidentielle au sein d'une "maison commune".

"Salle d'attente pour 2027" ?

Quant à savoir s'il s'agit d'une première pierre pour 2027, "l'objectif d'Edouard Philippe est de se faire une salle d'attente pour 2027", estime une élue LR. De son côté, Agnès Firmin-Le-Bodo balaye l'hypothèse d'un revers de main : "vous avez entendu Edouard Philippe ? Il a été très clair. Il souhaite juste apporter des idées au débat présidentiel." A cette même question, il avait répondu : "Parler de 2027, c'est à la fois déplacé et absurde." 

Pourtant, Edouard Philippe multiplie déjà les signaux à droite en tirant la sonnette d'alarme sur le poids de la dette ou encore la nécessité de relever franchement l'âge de départ à la retraite, jusqu'à l'âge de 67 ans.

Le chemin sera long avant d'accéder au 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré. Dans le documentaire "Edouard , mon pote de droite" diffusé sur  France 5 au début de l'été, l'intéressé éludait la question de son éventuelle envie de prendre la tête du pays prochainement : "c’est pas une question légère. C’est une question assez compliquée." Une bonne réponse de Normand.

 

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